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Dangers du plastique pour l’être humain : entre inquiétudes et incertitudes

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

Dangers du plastique pour l’être humain : entre inquiétudes et incertitudes

Audio fil du jeudi 16 août 2018
Des items en plastique

Il y a encore beaucoup d'incertitudes quant aux réels dangers du plastique pour l'être humain.

Photo : iStock / curtoicurto

Bien qu'il ait été démontré que les phtalates et le bisphénol A causent des perturbations endocriniennes chez les animaux de laboratoire qui sont exposés à ces composants chimiques du plastique, les réels dangers pour l'être humain restent encore à être prouvés hors de tout doute, selon Mathieu Valcke, chercheur en toxicologie humaine à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Le chercheur souligne que les effets néfastes des phtalates et du bisphénol A ont été observés chez des rats qui avaient été exposés à de très grandes concentrations de ces deux composants chimiques. Or, il est difficile, dans l’état actuel de la recherche, de conclure qu'ils ont exactement les mêmes effets négatifs chez l’être humain. Ce dernier, bien qu’entouré de produits de plastique au quotidien, n’est pas du tout exposé à la même quantité de toxines.

La difficulté, c’est que ces propriétés toxiques sont souvent constatées dans des situations d’exposition d’animaux de laboratoire, et il y a une grosse différence entre les animaux de laboratoire et la population humaine en général. [...] C’est là qu’il y a beaucoup d’incertitudes, et c’est pour ça qu’il y a des débats.

Mathieu Valcke, chercheur en toxicologie humaine à l'INSPQ

Certes, le contact quotidien de l’être humain avec le plastique fait en sorte que des traces de phtalates et de bisphénol A peuvent se trouver dans son corps, mais il est difficile, encore aujourd’hui, de mesurer avec certitude les effets néfastes de ces composants sur la santé.

Différences de réglementation
Par mesure de précaution, certains endroits dans le monde, comme l’Union européenne, ont décidé, contrairement au Canada, de bannir l'utilisation de divers types de phtalates. Il peut s’agir d’une décision sage, mais cela a aussi des conséquences, selon Mathieu Valcke. « Si on les interdit, il faut les remplacer, et parfois les produits de remplacement ne sont pas nécessairement rendus à l’étape où ils ont été suffisamment testés. »

La réglementation quant à l’utilisation de certains composants chimiques du plastique diffère beaucoup d’un pays à l’autre ou d’une région à l’autre, selon ce qu'observe le chercheur en toxicologie humaine à l’INSPQ. Cela a souvent pour effet de mélanger le consommateur sur les effets potentiellement néfastes de certains de ces composants.

Des fois, je comprends tout à fait que le consommateur regarde ça et qu’il dise : “Mais qui a raison, qui a tort?” La réponse à ça, souvent, c’est à la fois personne et tout le monde, c’est-à-dire qu’on est dans une situation d’incertitude, et il faut prendre des décisions avec ça, et ce n’est pas tout le monde qui prend les mêmes.

Mathieu Valcke, chercheur en toxicologie humaine à l'INSPQ

Selon Mathieu Valcke, il faut continuer de s’en remettre aux études scientifiques en ce qui concerne ce dossier.

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