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Patrick Masbourian
Audio fil du mercredi 15 août 2018

Les marchés mobiles, pour contrer les déserts alimentaires avec des fruits et des légumes frais

Publié le

Un marché public en plein air. Deux commis servent deux clientes.
Le marché mobile du métro Sauvé, à Montréal   Photo : Facebook/Marché Ahuntsic-Cartierville

Isabelle Craig reçoit César Herzele, coordonnateur du Marché Ahuntsic-Cartierville, un organisme à but non lucratif qui tient chaque année, de juin à novembre, des marchés mobiles. Ces marchés vendent des fruits et des légumes frais à prix abordables et ont un objectif précis : contrer les déserts alimentaires.

D’entrée de jeu, César Herzele rappelle qu’un désert alimentaire « est un cercle d’un rayon de 500 mètres dans lequel on ne peut pas trouver de commerces qui distribuent des fruits et des légumes frais ». À Montréal, 43,5 % de la population a un accès nul ou négligeable à ces denrées. Ainsi, les marchés alimentaires mobiles luttent contre l’insécurité alimentaire, précise-t-il.

Afin de réduire le prix de leurs produits, les marchés s’approvisionnent directement auprès des producteurs au lieu de faire affaire avec des grossistes en alimentation. De plus, ils s’approvisionnent avec d’autres marchés pour partager les coûts logistiques.

Une tendance

Le camion réfrigéré du Marché Ahuntsic-Cartierville dessert quatre emplacements chaque semaine. Le marché situé au métro Sauvé est devenu la principale succursale du réseau.

D’autres marchés mobiles ont vu le jour à Ottawa et à Toronto, depuis quatre ou cinq ans, précise César Herzele.

Une clientèle diversifiée

Chaque marché mobile est installé dans des zones habitées par bien des personnes âgées. Le Marché Ahuntsic-Cartierville collabore avec des étudiants en nutrition qui enseignent ou réapprennent à ces personnes âgées à cuisiner avec des légumes frais.

De plus, une forte proportion de nouveaux arrivants composent la population d’Ahuntsic-Cartierville.

« On cherche à redonner du pouvoir aux gens sur leur alimentation. Chaque jour, les gens nous remercient. De plus en plus de gens viennent nous aider au marché. Il y a vraiment une appropriation de ces marchés-là par la population. Ce sont des marchés citoyens », résume César Herzele.

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