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Venir en aide aux immigrants qui vivent un choc alimentaire

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

Venir en aide aux immigrants qui vivent un choc alimentaire

Audio fil du mercredi 1 août 2018
Deux personnes confectionnent une patisserie en forme de coeur

L’état de santé des immigrants est généralement meilleur que celui des personnes nées au Canada, mais il a tendance à se détériorer au fil des années passées au pays.

Photo : iStock

En arrivant au Canada, de nombreux immigrants en prennent un coup pour leur santé. Carences alimentaires, sédentarité et suralimentation en sucre sont quelques-uns des problèmes qui touchent le plus souvent les nouveaux arrivants. La nutritionniste Marianne Lefebvre, qui se spécialise dans la problématique nutritionnelle des immigrants, explique les raisons derrière un tel choc alimentaire.

« Quand on vient d’Europe, le choc est moins important, mais si on vient d’Afrique, d’Asie ou d’ailleurs dans le monde, le choc peut être très grand », soutient Marianne Lefebvre. Elle indique qu’il y a aussi une grande différence entre la réalité des immigrants économiques et celle des réfugiés.

La nutritionniste donne pour exemple une femme d’origine gabonaise qui souffrait de dénutrition. Si elle vivait dans de très bonnes conditions et qu’elle ne manquait pas de nourriture, elle ne s’était jamais servie d’une cuisinière électrique auparavant. Elle n’avait également jamais eu à conserver des aliments sur de longues périodes.

« [Dans certains pays] d’Afrique, en campagne entre autres, il n’y a pas d’électricité dans les ménages », souligne Marianne Lefebvre.

Autre exemple : dans les pays du Sud, les fruits et les légumes sont beaucoup plus savoureux que ceux que l’on trouve en magasin en Amérique du Nord. Plusieurs nouveaux arrivants peuvent délaisser ces aliments pour cette raison, indique la nutritionniste.

L’effet de l’hiver

L’hiver a évidemment une grande incidence sur la santé des immigrants. « Environ quatre mois par année en hiver, les immigrants sont très sédentaires. […] Il y a aussi un mythe très répandu chez les nouveaux arrivants : il faut manger plus en hiver pour se garder au chaud », explique Marianne Lefebvre.

Elle ajoute que dans les pays chauds, les gens ont plus l’habitude d’aller travailler à pied ou à vélo. En hiver, les immigrants ont beaucoup moins tendance à adopter ce type de transport actif.

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