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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 14 juin 2018

L’essor du tourisme autochtone

Publié le

Des danseurs participants au pow-wow de Pikogan près d'Amos en Abitibi.
Des danseurs participants au pow-wow de Pikogan près d'Amos en Abitibi.   Photo : Radio-Canada / Vanessa Limage

De 1886 à 1951, les pow-wow ont été interdits par les autorités canadiennes, qui cherchaient à assimiler les Autochtones en éradiquant leur culture. De nouveau légale, cette tradition est réapparue durant les années 1960 et fait aujourd'hui partie des multiples offres touristiques autochtones, dont l'industrie a connu une progression fulgurante au cours des dernières années, explique notre invité, Dave Laveau, de la communauté huronne-wendate et vice-président de l'Association touristique autochtone du Canada.

Dave Laveau, également directeur général de Tourisme autochtone Québec, raconte que les Olympiques de Vancouver, en 2010, ont participé grandement à cette relance de l’industrie touristique autochtone. Dans l’ouest du pays, cet évènement a été perçu comme une occasion de mobiliser les acteurs de cette industrie, un engouement qui s’est finalement propagé à la grandeur du Canada.

Il y a à peine 10-12 ans, on trouvait un peu moins d’une centaine d’expériences touristiques autochtones au Québec, et aujourd’hui, on en a 222.

Dave Laveau, directeur général de Tourisme autochtone Québec

Selon les statistiques les plus récentes, la contribution directe des entreprises touristiques autochtones au produit intérieur brut (PIB) était de l’ordre de 290 millions de dollars annuellement, sans compter celle provenant des casinos.

Les trois principaux secteurs du tourisme autochtone sont le plein air (20,9 %), le commerce de détail (19,7 %), qui inclut les galeries d’art et les boutiques de souvenirs, ainsi que l’hébergement (17,5 %).

Un grand immeuble en bois de forme arrondie avec un jardin à l'avant-plan.
L'hôtel-musée Premières Nations, situé près de la ville de Québec, permet de découvrir l'histoire de la nation huronne-wendate tout en logeant dans un grand hôtel. Photo : Radio-Canada/Radio-Canada

Au Québec, le tourisme autochtone, réparti entre les 11 nations que compte le territoire, serait désormais présent dans l’ensemble des régions touristiques, une valeur ajoutée pour chacune d’entre elles, rappelle Dave Laveau, en particulier pour les marchés touristiques internationaux.

Maintenant, les Autochtones sont dans un processus d’affirmation, de fierté et l'on a les deux pieds dans l’authenticité quand on parle de tourisme autochtone.

Dave Laveau, directeur général de Tourisme autochtone Québec

C’est aussi une belle manière de se rapprocher de la nature, puisque les communautés sont parfois loin des grands centres. La nature riche, mélangée à une expérience culturelle loin des clichés, permet ainsi de partager avec les communautés autochtones leurs expériences uniques en matière de chasse, de pêche ou d’aventure, par exemple.

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