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Gilles Payer
Audio fil du mardi 12 juin 2018

Le système de santé mal adapté pour traiter les migraines

Publié le

Un homme se serre la tête entre deux mains. Il souffre de douleur. Il a un mal de tête.
Les migraines touchent 25 000 personnes par jour au Québec.   Photo : iStock

Les migraines touchent environ 15 % de la population, surtout des femmes, mais elles sont parfois mal diagnostiquées ou simplement ignorées par les professionnels de la santé. La chercheure et professeure Elizabeth Leroux explique que le système de santé n'est pas outillé pour bien prendre en charge ce type de maladie neurologique. Seulement une personne sur 20 souffrant de migraine chronique reçoit un diagnostic et un traitement appropriés.

Il y aurait en moyenne 25 000 cas de crise de migraine par jour au Québec. La Dre Elizabeth Leroux évalue qu’environ 50 milliards de dollars se perdent chaque année au Canada en raison des migraines, soit environ 3 millions de jours de travail ou d’école perdus.

Ceci s’explique entre autres parce que les migraines sont négligées par le système de santé partout au pays, précise-t-elle. Elle ajoute que cela est dû au fait que les migraines ne sont généralement pas mortelles.

J’entends des histoires dans mon bureau que j’aimerais mieux ne pas entendre.

Dre Elizabeth Leroux

Ses patients se sont souvent fait dire qu’il n’y avait pas d’espoir pour de meilleurs traitements, qu’il n’y avait plus rien à faire. Un stigmate est ainsi souvent posé sur les patients souffrants de migraines.

Différence entre mal de tête et migraine

Mal de tête ordinaire : Pression dans le front, nuque, épaules, plusieurs heures, généralement pas sévères.

Crise migraineuse : mal de tête très fort, qui va jusqu’à la nausée, le vomissement, l’hyper sensibilité à la lumière, au son ou aux odeurs. Parfois aussi une difficulté de concentration et même, dans certains cas sévères, une paralysie complète.

La plupart des patients de la Dre Leroux qui souffraient d’autres problèmes de santé grave (épilepsie, cancer ou sclérose en plaques), lui ont raconté que leur problème de migraine a semblé plus grave pour eux parce que personne n’était là pour les aider.

Je pense que le problème vient d’un manque d’éducation et d’enseignement plutôt que d’un manque de ressources, parce que des traitements, il y en a, mais encore faut-il les connaître.

Dre Elizabeth Leroux

Elle pointe ainsi du doigt un déficit sévère dans l’enseignement de la médecine. Il faut enseigner aux futurs médecins comment diagnostiquer et prendre en charge les problèmes de migraine.

« Je ne comprends pas comment, bien qu'il s'agit de l'une des raisons principales de consultation en neurologie, des universités majeures comme McGill, Sherbrooke ou Laval, n’ont pas de clinique académique de céphalée », se demande la professeure.

Elle explique que pour bien traiter la migraine, il faut en déterminer le type et établir un plan d’action comprenant à la fois une médication et une approche comportementale, par exemple.

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