Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Gilles Payer
Audio fil du samedi 9 avril 2016

Quand l'accessibilité tombe dans l'oreille d'une sourde

Publié le

Véro Leduc, artiste, militante sourde et directrice générale du Centre québécois pour la déficience auditive
Véro Leduc, artiste, militante sourde et directrice générale du Centre québécois pour la déficience auditive   Photo : Radio-Canada/Stéphanie Dufresne

Il est bien rare d'entendre des personnes sourdes à la radio. Et pour cause, le média leur est essentiellement inaccessible. Pourtant, elles représentent 10 % de la population. Accompagnée de l'interprète en langue des signes québécoise Annie Brisebois, l'artiste et militante sourde Véro Leduc expose une part des réalités des personnes sourdes, de leur culture propre et de ce qui peut être fait pour favoriser les rapprochements entre sourds et entendants. 

« Il y encore beaucoup d'ignorance », fait remarquer d'emblée Véro Leduc à propos des réalités des personnes sourdes. Un peu comme ça a été fait avec l'homosexualité dans les dernières années, il faut briser encore énormément de tabous pour favoriser les échanges interculturels entre la majorité entendante et les minorités sourdes et malentendantes, selon elle. 

Sourde ou malentendante?
Si certaines personnes s'identifient au terme « malentendant », Véro Leduc préfère utiliser « Sourde », avec une majuscule. « [Le premier terme] m'identifie à quelque chose que je fais mal, explique-t-elle. Les personnes sourdes s'identifient plutôt de façon positive, à une langue et à une culture d'appartenance. »

Un long chemin vers une meilleure accessibilité
« Les personnes sourdes ne souhaitent pas être à part. Au contraire, on souhaite être des citoyens à part entière », explique Véro Leduc. Elle a d'ailleurs fait de l'accessibilité communicationnelle son cheval de bataille. La première étape? Avoir une curiosité et une ouverture à l'égard des personnes sourdes, de leur culture et de leurs langues.

 Il ne faut pas avoir peur de faire signe aux personnes sourdes! 

Véro Leduc

« Je n'ai toujours pas vu la Guerre des tuques, et j'ai hâte en titi », lance-t-elle pour illustrer les difficultés qu'ont les personnes sourdes et malentendantes à accéder aux films, mais aussi à la télévision et à la radio. Les pratiques de sous-titrage ne sont pas encore systématisées, et ce malgré l'existence d'un fonds destiné aux radiodiffuseurs. « Les échanges permettent une plus grande reconnaissance de la communauté sourde, et donc de déconstruire de nombreux mythes et préjugés. »

Aucune barrière n'arrête Véro Leduc : elle a même publié une bande dessi(g)née en langue des signes qui s'intéresse à la « sourditude », la réalité vécue par les personnes sourdes. La version complète sera lancée officiellement cet automne. Toutes les informations à ce sujet se trouveront sur le site bdlsq.net/

Chargement en cours