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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 8 mars 2018

Comment parler de la consommation de cannabis et d’alcool avec ses enfants

Publié le

Un jeune fume un joint de marijuana
La SCP recommande que l'âge légal pour acheter de la marijuana corresponde à celui autorisé pour acheter des produits du tabac.   Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

« Il ne faut pas attendre la légalisation. Il faut parler de toutes les drogues, dont l'alcool. Il ne faut vraiment pas en faire un sujet tabou. C'est la pire des choses. » Pour Jean-Sébastien Fallu, spécialiste des dépendances, il ne faut pas que les parents se mettent la tête dans le sable. Il livre ses conseils pour discuter de consommation avec les jeunes dès la fin du primaire, et ce, sans en faire un sujet lourd.

Il rapporte qu'en moyenne, c’est durant l’été entre le 2e et le 3secondaire que commence la consommation de cannabis. À 17 ans, ce sont 50 % des jeunes qui en ont consommé dans la dernière année.

Pour ce qui est de l’alcool, on passe à 90 % des jeunes de cet âge. C’est pour cette raison que M. Fallu met l’alcool et les drogues, dont le cannabis, dans le même panier en ce qui a trait à la prévention. « On centre beaucoup [le débat] sur le cannabis, mais il faut parler d’alcool. »

Accompagner les jeunes au lieu de leur dicter une conduite

M. Fallu est catégorique, « il faut éviter tout ce qui est autoritaire, paternaliste ou exagéré ». Une attitude bienveillante sera plus efficace.

Il faut adapter le discours selon l’âge. En 6année du primaire, la discussion doit être axée sur les risques. Il est aussi approprié de dire à l’enfant qu’on aimerait mieux qu’il ne consomme pas.

« Plus [les jeunes sont âgés], plus il faut être nuancé et objectif. Il faut traiter ce sujet comme n’importe quel autre sujet. » Le spécialiste propose une approche de réduction des risques. On peut dire à un adolescent que s’il consomme, il doit « prendre les moyens pour réduire les chances que ça dérape et qu’il y ait des conséquences très graves ou négatives ».

Il faut amener le jeune à réfléchir par lui-même aux risques associés à la consommation et prendre soin de ne jamais briser le lien de communication avec lui, conclut M. Fallu.

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