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Gilles Payer
Audio fil du mercredi 7 mars 2018

Comment diagnostiquer et traiter un trouble obsessionnel compulsif

Publié le

Une personne portant des gants en caoutchouc vaporise un produit nettoyant sur un comptoir.
Un TOC peut mener une personne à constamment laver les comptoirs.   Photo : iStock / RuslanDashinsky

« C'est un trouble qui est chronique. C'est assez rare qu'il disparaisse de façon spontanée. Ça continue et ça peut se complexifier. » Natalia Koszegi, spécialiste des TOC, décrit le trouble obsessionnel compulsif, qui touche 3 % de la population, et affirme que les traitements s'avèrent très efficaces.

Elle résume les TOC comme étant la « peur de quelque chose qu’on ne voit pas, mais qu’on imagine qui pourrait être là ». Pour calmer cette obsession, la personne aura un comportement compulsif, ou un rituel, en réponse à cette obsession.

Par exemple, un automobiliste obsédé par l’idée d’avoir renversé quelqu’un sans s'en rendre compte fera le chemin inverse une fois rendu à destination pour voir s’il n’a pas eu un accident.

« Tout peut être un TOC », mais on distingue quatre catégories :

  • l’obsession de contamination (microbes, produits chimiques ou ondes) avec une compulsion de lavage;
  • la peur de causer du tort à autrui (mettre le feu en laissant le four allumé et craindre un cambriolage en laissant la porte déverrouillée) avec une compulsion de vérification;
  • les pensées tabou ou jugées inacceptables;
  • le besoin de symétrie avec une compulsion de tout placer correctement.

Déterminer quand il est nécessaire de consulter

Mme Koszegi explique que la situation devient problématique quand, au total, elle dure plus de 60 minutes par jour. « Si ça ne vous dérange pas et que ça n’altère pas votre fonctionnement, [on n’a pas à s’inquiéter]. Le critère de sévérité : il faut que ça crée une détresse qui est cliniquement significative. »

Les retards, parce que la personne ne peut pas quitter la maison avant de terminer son rituel, sont un signal que les TOC sont problématiques.

Pour se débarrasser d’un TOC, certaines personnes vont s’en sortir par elles-mêmes en consultant de la littérature scientifique, mais une grande majorité d’individus vont suivre des psychothérapies, d’une durée de 20 à 24 rencontres. L’utilisation d’antidépresseurs permet de renforcer et de maintenir le travail effectué en thérapie.

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