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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 6 mars 2018

La médecine expéditive, une conséquence de notre désir de rapidité

Publié le

Dans un studio au mur gris, un homme médecin tient une horloge dans sa main gauche. Il la pointe de sa main droite.
Le temps est précieux pour les médecins.   Photo : iStock

L'augmentation de la demande pour les soins de première ligne a bousculé le système de santé. Et les gens qui consultent un médecin veulent des réponses et des ordonnances rapidement, au détriment d'une vraie analyse de leur santé globale. L'omnipraticien Simon-Pierre Landry explique comment ce comportement peut nuire aux malades, mais également aux professionnels de la santé.

La rémunération des médecins à l’acte imposée par le gouvernement et le manque de ressources font augmenter la pression pour voir le plus de patients à l’heure. Pour le Dr Simon-Pierre Landry, il n’y a rien de plus désagréable que de tourner les coins ronds par manque de temps, ce qui l’empêche de faire son travail correctement.

Si on pouvait faire le même revenu en voyant moins de patients, on serait bien plus heureux.

Dr Simon-Pierre Landry

Devant cette recherche de productivité intense et le besoin à combler du patient qui a attendu huit heures à l’urgence pour une simple bronchite, le médecin va parfois suggérer un traitement, même si l’état du patient ne requiert aucun médicament. Le docteur évite ainsi de prendre 30 minutes pour tenter de lui expliquer qu’il doit attendre que ça passe et, de son côté, le malade a l’impression qu’il ne s’est pas rendu sur place pour rien. Le médecin est donc disponible plus rapidement pour un autre malade. Le Dr Simon-Pierre Landry souligne qu’un médecin n’a jamais la certitude que ses explications vont faire changer l’avis d’un patient qui n’a pas besoin d’ordonnance.

Le docteur rappelle qu’environ 30 % des soins de santé prodigués au Canada tombent dans cette catégorie qu’il qualifie de « médecine fast-food ».

La plus simple des solutions
Pour le Dr Simon-Pierre Landry, il faut valoriser le suivi à long terme des patients et construire une relation de confiance avec un médecin de famille. Il propose également de rediriger la clientèle vers des internistes qui pratiquent dans un domaine spécialisé. Ces derniers prennent souvent plus de temps pour parler avec leur patient et pour bien les traiter selon leurs valeurs et l’état de leur santé globale.

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