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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 20 février 2018

La vie avant et après une opération de réduction de l’estomac

Publié le

De profil, un homme avec une obésité morbide se retrouve plus mince dans une illusion de mouvement dans le temps.
La chirurgie bariatrique peut transformer la vie des gens avec une obésité sévère.   Photo : iStock

Il existe différents types de chirurgies bariatriques. Cependant, la gastrectomie partielle, qui consiste à exciser les trois quarts de l’estomac, demeure l’opération la plus pratiquée au Québec pour les cas d’obésité sévère. Elle change le comportement hormonal du corps, mais aussi la vie complète du patient, comme l’explique le Dr Simon Marceau, chirurgien bariatrique.

Une personne avec un surplus de poids difficilement gérable n’est pas automatiquement qualifiée pour subir cette opération. Son indice de masse corporelle (IMC), calculé en divisant le poids en kilogrammes par la taille en mètre au carré, doit être supérieur à 40.

L’indice de masse corporelle classifie les personnes en cinq catégories :

- inférieur à 18,5 kg/m2 : sous la normale
- de 18,5 à 24,9 kg/m2 : normale
- de 25 à 29,9 kg/m2 : surpoids
- supérieur à 30 kg/m2 : obésité
- supérieur à 40 kg/m2 : obésité morbide

Selon différents facteurs, le Dr Simon Marceau estime qu’en moyenne, il faut être environ 45 kg au-dessus de son poids idéal avant de se rendre au niveau de l’obésité morbide.

Trois options pour le patient
La gastrectomie partielle est l’opération la plus prisée des chirurgiens bariatriques. Une bonne partie de l’estomac du patient est enlevée, ce qui a pour conséquence une restriction alimentaire et des modifications hormonales. Cela entraînera une perte de poids drastique.

La deuxième opération connue, l’anneau gastrique gonflable, permet de faire un effet sablier avec l’estomac, laissant moins de place pour la nourriture. Elle est de moins en moins pratiquée, car avec le temps, l’anneau a tendance à se déplacer.

En dernier lieu, la dérivation gastrique consiste à réduire la taille de l’estomac et à faire un raccourci intestinal. De cette manière, la nourriture ingérée ne parcourt pas l’entièreté de l’intestin, pour arriver plus rapidement dans les selles.

La Régie de l’assurance-maladie du Québec couvre les frais pour ces opérations.

Des améliorations techniques notables
Depuis quelques années, la gastrectomie partielle s’effectue d’une manière beaucoup moins invasive.

On introduit des baguettes dans l’abdomen plutôt que d’y faire une grande incision, et, via une caméra, on opère en regardant un écran. Avec la laparoscopie, la douleur est diminuée, la récupération est plus rapide et le risque de mortalité accidentelle est de beaucoup diminué.

Dr Simon Marceau

Pas de succès sans implication
Même si cette opération peut paraître finale et drastique, elle ne peut pas faire le travail toute seule. Après sa sortie de l’hôpital, le patient doit s’engager à revoir ses habitudes de vie.

Après l’opération, c’est tout sauf simple.

Dr Simon Marceau

Toutes les personnes opérées subissent une perte de poids, mais dans certains cas, un regain pondéral peut survenir. Si une personne a perdu 100 livres et que, après quelque temps, en regagne une trentaine avant de se stabiliser, le chirurgien considère que c’est un succès.

En bout de ligne, la majorité y voit des bénéfices énormes au quotidien, comme la disparition de certains troubles ou maladies comme le diabète et l’hypertension. La qualité de vie devient alors plus importante que l’espérance de vie.

Dr Marceau pense que l’obésité mérite toute notre attention et que les gens qui subissent l’opération évitent plusieurs autres problèmes de santé, beaucoup plus coûteux à long terme.

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