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Gilles Payer
Audio fil du mercredi 14 février 2018

L’empathie, une capacité affective et intellectuelle de mieux en mieux comprise

Publié le

Un père console son fils qui vient de se blesser.
Empathique, un père comprend la douleur que son fils ressent après s'être blessé.   Photo : iStock / Melvin Dyson

Les chercheurs peuvent désormais déterminer le degré d'empathie de patients en mesurant le rythme cardiaque, la sudation ou la grosseur des pupilles. Le professeur et chercheur en neuropsychologie Philip Jackson explique comment fonctionne cette capacité à se mettre à la place de l'autre. Il parle ensuite de la possibilité de modifier l'empathie en stimulant certaines régions du cerveau.

Les chercheurs affirment que l’empathie comporte une dimension affective et une dimension cognitive, plus intellectuelle. Le côté affectif de l’empathie fait en sorte qu’on reconnaît chez l’autre des émotions, comme la joie, la tristesse ou la douleur. Son aspect cognitif désigne plutôt le fait de s’imaginer comment l’autre se sent ou la façon dont il vit une situation.

La douleur comme objet d’étude
Philip Jackson affirme que voir quelqu’un avoir mal provoque dans le cerveau des réponses similaires à celles qui sont générées lorsqu’on subit soi-même de la douleur. Pour étudier les réactions cérébrales qui surviennent à la vue de la douleur, le chercheur a présenté aux patients des images réelles de mains coincées dans une porte ou de pied frappé.

Stimuler les zones cérébrales liées à l’empathie
« On peut envoyer [au cerveau] des courants très faibles qui vont changer la probabilité que les neurones soient activés dans la région qu’on stimule. » Philip Jackson avance que la connaissance des systèmes cérébraux impliqués dans l’empathie permettrait de modifier celle-ci. Les recherches dans ce domaine donnent de l’espoir en ce qui concerne le traitement de certains troubles psychiatriques comme la schizophrénie ou l’autisme.

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