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Dépister l'alzheimer et le parkinson 10 ans plus tôt grâce à l'odorat

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

Dépister l'alzheimer et le parkinson 10 ans plus tôt grâce à l'odorat

Audio fil du samedi 27 février 2016
Le professeur Johannes Frasnelli, chercheur en neuroanatomie à l'Université du Québec à Trois-Rivières

Le professeur Johannes Frasnelli, chercheur en neuroanatomie à l'Université du Québec à Trois-Rivières

Photo : Radio-Canada/Stéphanie Dufresne

Les troubles olfactifs peuvent permettre de détecter les maladies neurodégénératives comme l'alzheimer et le parkinson jusqu'à 10 ans avant l'apparition des premiers symptômes cognitifs. C'est ce qu'a constaté le professeur Johannes Frasnelli, chercheur en neuroanatomie à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Prudence toutefois : une dégradation de l'odorat ne signifie pas nécessairement que l'on est atteint de l'une ou l'autre de ces maladies. 

Cette découverte pourrait avoir des conséquences importantes dans le traitement de ces deux maladies. En effet, un dépistage précoce permettrait de commencer le traitement plus rapidement, et ainsi, de ralentir le développement de ces maladies. Le chercheur précise toutefois que la perte de l'odorat n'indique pas toujours l'apparition de l'alzheimer ou du parkinson. Les causes des troubles olfactifs sont nombreuses. Jusqu'à 20 % de la population peut en souffrir à un moment ou à un autre de sa vie. 

La perte d'odorat associée à la dépression
L'odorat n'est pas seulement le symptôme de troubles de santé, il peut également en être la cause. Par exemple, explique Johannes Frasnelli, les gens anosmiques (sans odorat) ou hyposmique (à l'odorat réduit) peuvent subir une perte de plaisir qui peut mener jusqu'à la dépression. Ne pas sentir comporte également des risques : on ne sent pas la fuite de gaz, le feu ou la nourriture périmée.

Sentir avec les yeux
On ne sent pas uniquement avec le nez ni la bouche, mais également avec les yeux. C'est ce que le professeur Frasnelli a constaté lors d'une expérience où des cobayes devaient sentir du parmesan. Ils ont reconnu l'odeur comme étant alléchante. Lorsque ce même parmesan affublé d'une étiquette indiquant « vomi séché » leur a été donné à sentir, les participants ont été dégoutés par l'odeur. 

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