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Patrick Masbourian
Audio fil du samedi 6 février 2016

Le sommeil, une question de qualité et non de quantité

Publié le

insomnie

Une bonne nuit de sommeil ne se mesure pas en heures, mais plutôt par notre état au réveil. Qu'on ait dormi cinq ou neuf heures, l'important est de se réveiller en pleine forme pour passer la journée. Porter trop d'attention au nombre d'heures dormies peut même être contre-productif, explique le neurologue Thanh Dang-Vu. Il révèle les mécanismes parfois surprenants de l'insomnie et du sommeil véritablement réparateur.

Le sacro-saint barème de huit heures de sommeil ne s'applique pas à tous, explique le Dr Dang-Vu. Se mettre de la pression pour s'endormir peut augmenter le degré de stress et ainsi avoir l'effet contraire de celui désiré. Parmi les principes clés du sommeil réparateur, il souligne l'importance de laisser venir le sommeil lorsqu'il se présente, et de ne pas chercher à le forcer lorsqu'il n'est pas au rendez-vous. 

Les conseils du Dr Dang-Vu pour traiter l'insomnie :

  1. Faire le point sur ses habitudes de sommeil et corriger le tir. La première étape est de vérifier si notre environnement est propice à l’endormissement et d'éviter les activités stimulantes le soir. 
  2. Considérer les traitements non pharmacologiques. Dans un deuxième temps, on peut avoir recours à des thérapies cognitivo-comportementales qui permettent d’ajuster les habitudes et l’hygiène de vie, et qui aident à se débarrasser des idées préconçues. Cette étape peut également être réalisée en consultant des livres et des sites Internet fiables. 
  3. Voir un médecin. Si les troubles du sommeil persistent, il faut rencontrer son médecin de famille pour s’assurer que l'insomnie n'est pas liée à un problème d’anémie, de rein ou de glande thyroïde. Au besoin, le médecin nous dirigera vers une clinique du sommeil.
  4. Consulter un spécialiste du sommeil. Il n’y a pas de « somnologue ». Ce sont des neurologues, pneumologues, internistes, pédiatres ou psychiatres spécialisés qui soignent les insomniaques. Les cliniques du sommeil proposent des séances individuelles ou de groupe lors desquels les mécanismes néfastes de l'insomniaque sont en quelque sorte « déprogrammés ». Environ les deux tiers des cas d'insomnie traités en clinique du sommeil sont réglés. 
  5. Prendre des médicaments. C'est une solution de dernier recours. Les somnifères ne doivent pas être pris pendant plus de deux semaines consécutives, car ils entraînent une accoutumance. Ils peuvent parfois être utiles pour diminuer les symptômes liés au manque de sommeil et améliorer les résultats de la thérapie comportementale. Attention : les antihistaminiques ne doivent pas être utilisés comme somnifère.

Pour participer aux études cliniques du Dr Dang-Vu :
Recherche sur le traitement de l'insomnie
Recherche sur le sevrage des somnifères et l'insomnie, chez les 66 ans et plus

 

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