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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 2 octobre 2017

La vie après le cancer du sein : l’importance de la récupération

Publié le

Le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue chez la femme au Canada.
Le cancer du sein est la forme de cancer la plus répandue chez la femme au Canada.   Photo : iStock

« Ce n'est pas fini quand on finit le dernier traitement. [...] Il faut que les survivantes sachent que le cancer n'est pas terminé : il y a une période de récupération, autant physique que psychologique », explique Geneviève Chaput, médecin au Centre universitaire de santé McGill (CUSM), au sujet des femmes qui survivent au cancer du sein. Ces dernières doivent traverser, une fois leurs traitements terminés, une période de convalescence qui peut être assez longue.

Pour de nombreuses femmes, la fin des traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie est souvent perçue comme la fin de la maladie. Or, cela ne représente que la fin d’une étape, car la convalescence peut s’échelonner sur plus d’un an.

Il est vrai que cette période de récupération peut s’accompagner de certaines appréhensions, note la Dre Chaput, qui dirige le Programme de soins suite au cancer du CUSM. « Pour la majorité des personnes, c’est la peur de la récurrence du cancer. Ça, c’est quelque chose qui ne partira certainement pas après un an. […] Ça peut aussi entraîner beaucoup d’anxiété chez certaines personnes et même amener des troubles de dépression », ajoute la spécialiste.

Tempérer les inquiétudes

Selon Geneviève Chaput, il est important pour les professionnels de la santé de tempérer les inquiétudes des patientes et de leur dire que cette peur est tout à fait courante. « Je normalise. […] Jusqu’à 80 % des personnes qui ont eu un cancer vivent avec la peur de récurrence. Je leur dis qu’il faut se trouver des outils », explique-t-elle.

Par exemple, il est essentiel de parler aux femmes de l’importance d'être accompagnée lors des rendez-vous de suivi. Les proches et les amis de celles qui sont en rémission ont aussi un rôle à jouer dans cette période de convalescence. Le soutien psychologique est fondamental, surtout lorsque survient l’anniversaire du diagnostic.

Aussi, les survivantes du cancer du sein doivent comprendre qu’il est tout à fait normal d’éprouver certains troubles cognitifs pendant l’année qui suit les derniers traitements.

« On sait très bien que les chimiothérapies, les traitements biologiques, les radiothérapies peuvent causer ce qu’on appelle une dysfonction cognitive, ce qui fait en sorte qu’on n’est pas capable de penser aussi rapidement qu’avant. […] L’important, c’est de dire que c’est normal et dans la majorité des cas, ça va s’estomper avec le temps », indique la Dre Chaput.

Il en va de même pour la douleur physique associée à la chirurgie ou à un traitement. « La douleur peut être aigüe et va s’estomper avec le temps. Ça peut prendre quelques semaines, ou des mois. »

En 2017, plus de 26 000 femmes recevront un diagnostic de cancer du sein au Canada, selon la Société canadienne du cancer. Cela représente 25 % de tous les nouveaux cas de cancer chez la femme en 2017 et, au total, 5000 femmes en mourront.

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