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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 21 septembre 2017

La garderie en forêt, une expérience aux nombreux bienfaits

Publié le

Deux enfants s'amusent à grimper dans arbre au Domaine de Maizerets.
Deux enfants s'amusent à grimper dans arbre au Domaine de Maizerets.   Photo : Facebook / Grandir en forêt

Que diriez-vous si votre enfant passait deux jours par semaine en plein air, peu importe le temps qu'il fait, avec ses camarades du service de garde pour vivre une expérience d'immersion et d'initiation au contact avec la nature? Ce modèle d'éducation commence à prendre forme au Québec, notamment à Québec, où le programme Grandir en forêt, piloté par l'organisme 1, 2, 3 Go! Limoilou, est sur le point de se mettre en branle.

Dès la fin du mois de septembre, une cinquantaine d’enfants de 3 à 5 ans issus de différents services de garde des quartiers Limoilou, Saint-Sauveur et Saint-Roch passeront deux jours par semaine au Domaine de Maizerets, situé dans l'arrondissement La Cité-Limoilou.

Accompagnés de leurs éducateurs habituels, les bambins pourront ainsi explorer, beau temps mauvais temps, les boisés, ruisseaux, marais et étangs de ce parc de 27 hectares, explique Michèle Lebœuf, psychopédagogue et coordonnatrice de Grandir en forêt.

Expérimenté à petite échelle l’année dernière, ce programme sera lancé de façon plus officielle la semaine prochaine.

Une réussite, disent les parents
Selon Michèle Lebœuf, l’éducation en plein air procure de nombreux bienfaits aux enfants. Des parents qui ont accepté que leur enfant participe à cette expérience l’année dernière ont déjà constaté des changements bénéfiques dans le comportement de leur progéniture.

Sur le plan des habitudes de vie, on note que les enfants vont mieux dormir et qu'ils sont détendus. On constate aussi que les enfants sont plus confiants, plus débrouillards, qu'ils prennent des initiatives, deviennent courageux devant de petites situations qui suscitaient, au préalable, des craintes ou des hésitations.

Michèle Lebœuf, psychopédagogue
Des activités sont organisées autant à l'automne, à l'hiver qu'au printemps.
Les enfants développent une sensibilité et un attachement envers la nature, dit Michèle Lebœuf. Photo : Facebook/Grandir en forêt

« Ils se montrent davantage audacieux, prêts à relever des défis et plus patients, aussi, pour composer avec différentes situations qui peuvent générer du stress en d’autres temps », ajoute Michèle Lebœuf, qui est aussi membre fondatrice de Grandir en forêt.

Un projet consensuel
Michèle Lebœuf explique qu’il n’a pas été très difficile d’obtenir l’accord des parents pour que leur enfant participe au programme Grandir en forêt.

« Ils expriment quelques appréhensions […], mais les parents ont envie de permettre à leur enfant de vivre des expériences qui, d’une certaine façon, se rapprochent de ce qu’ils ont vécu eux-mêmes enfants », indique-t-elle.

Des activités sont également organisées pendant la saison hivernale.
Des activités sont également organisées pendant la saison hivernale. Photo : Facebook/Grandir en forêt

Si certains parents ont formulé quelques craintes à l’idée de voir leur enfant se blesser en grimpant haut dans un arbre, Michèle Lebœuf se veut rassurante.

C’est un modèle qui existe déjà depuis quand même quelques décennies dans plusieurs pays, notamment en Europe du Nord. Ce qu’on sait, c’est qu’il n’y a pas plus de blessures majeures dans ce type d’environnement.

Michèle Lebœuf, psychopédagogue

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