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École à la maison : une question de choix

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

École à la maison : une question de choix

Audio fil du jeudi 7 septembre 2017
Au Québec, environ 2000 enfants sont scolarisés à la maison, selon l'AQED.

Au Québec, environ 2000 enfants sont scolarisés à la maison, selon l'AQED.

Photo : iStock

« C'est un choix qu'on fait pour que nos enfants réussissent », dit Amélie Delage, porte-parole de l'Association québécoise pour l'éducation à domicile (AQED), à propos de ceux et celles qui décident de scolariser leur enfant à la maison. Comme de plus en plus de parents québécois, Amélie Delage a fait ce choix.

De nombreuses raisons motivent les parents à retirer leur enfant de l’école publique. « Chaque famille a sa raison », dit la porte-parole de l’AQED.

Par exemple, certains estiment être plus en mesure de répondre aux besoins spécifiques de leur enfant. Le manque de ressources dans certaines écoles pour les élèves en difficulté ou ayant un trouble de comportement motive aussi le choix de certains parents. D’autres optent pour l’école à la maison afin de passer plus de temps en famille.

L’AQED représente 500 familles québécoises et défend depuis 1997 les droits des parents d’éduquer leurs enfants selon la méthode pédagogique qu’ils privilégient.

Soixante pour cent de nos membres ont essayé l’école, mais ça n’a pas fonctionné. Ils cherchaient des solutions, et l’éducation à domicile était l’une des solutions.

Amélie Delage, porte-parole de l’AQED

Selon Amélie Delage, l’école à la maison comporte de nombreux avantages, à la fois pour les parents et les enfants. « Avec un ou deux enfants, souvent, tu peux couvrir la matière scolaire en très peu d’heures. Certaines familles vont choisir ça justement […] parce qu’elles trouvent qu’il y a beaucoup de perte de temps l’école », explique-t-elle.

Amélie Delage, porte-parole de l'AQED, vante les mérites de l'éducation à domicile.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Amélie Delage, porte-parole de l'AQED, vante les mérites de l'éducation à domicile.

Photo : Radio-Canada

À la maison, les parents peuvent ainsi condenser en une heure ou deux la portion scolaire et consacrer le reste de la journée à d’autres activités.

Selon Amélie Delage, les parents qui enseignent à leur enfant à la maison ont toutes les qualités requises pour le faire. « Quarante pour cent des parents qui choisissent l’éducation à domicile viennent indirectement ou directement du milieu de l’éducation. Le niveau de compétence que les parents ont est donc assez impressionnant. »

Projet de loi 144
Bien entendu, la porte-parole de l’AQED suit avec beaucoup d’intérêt les consultations parlementaires qui se tiennent ces jours-ci sur le projet de loi 144, qui vise à garantir à tous les enfants du Québec un meilleur accès au régime pédagogique public.

Si le ministre Sébastien Proulx a d’ores et déjà dit qu’il respectait le choix des parents, il a, du même souffle, affirmé qu’il entendait « mettre de l'ordre » dans les règles encadrant l’école à la maison.

Actuellement, les enfants scolarisés à domicile ne sont pas soumis à des évaluations en cours d’année. La seule obligation est de passer les épreuves ministérielles pour valider la scolarité reçue à la maison. Cela pourrait cependant changer, ce qui inquiète Amélie Delage.

La plus grande crainte [vient du fait que] des gens sont en train de légiférer sur une situation qu’ils ne connaissent pas beaucoup.

Amélie Delage, porte-parole de l'AQED

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