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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 18 juin 2019

Tout le monde (ou presque) devrait faire des siestes

Publié le

Une femme baille en étant assise à son bureau
Le manque de sommeil peut occasionner de nombreuses conséquences néfastes.   Photo : iStock

Qu'on l'adule ou qu'on l'assimile à la paresse, la sieste, tout comme ses effets sur notre organisme, demeure méconnue. Le directeur de la clinique du sommeil au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) Pierre Mayer explique à Patrick Masbourian que le petit roupillon est un outil précieux qui est utilisé par de nombreux êtres vivants pour « rembourser » leur dette de sommeil.

L’économie du sommeil
Afin d’être en parfait contrôle de ses capacités cognitives, l’humain a besoin de sept à huit heures de sommeil par nuit. Ceux qui négligent cette routine nocturne accumulent une dette de sommeil. C’est à cette dernière que la petite sieste s’attaque.

Le corps humain fait tout pour que le roupillon vaille le coup. En effet, le « siesteur » plonge rapidement dans un sommeil profond. Pierre Mayer explique que ce sommeil est trois fois plus bénéfique que le sommeil nocturne. Ainsi, la petite sieste de 20 minutes, communément appelée en anglais power nap (sieste énergisante), équivaut à une heure de sommeil normal.

Le mythe des gens qui dorment peu
Pierre Mayer affirme que l’archétype de la personne qui fonctionne parfaitement en ne dormant que cinq heures par nuit n’existe pas dans la littérature scientifique. Au contraire, lorsqu’on donne huit heures de sommeil à un court dormeur, il améliore ses performances cognitives. Le pneumologue affirme que les gens qui dorment peu au quotidien sont souvent des surdoués qui demeurent fonctionnels malgré leur dette de sommeil.

Quand faire la sieste ?
Les gens qui se lèvent à une heure normale, mais qui manquent un peu de sommeil, peuvent faire une sieste de 20 minutes pour se revigorer au besoin. Cependant, pour les travailleurs de nuit, la sieste doit se faire à 14 heures chaque jour : c’est l’heure du creux circadien. Une sieste de 90 minutes ou de 3 heures, selon le déficit, est suggérée afin d’aller chercher 1 ou 2 cycles de sommeil. Il est aussi important de ne pas se réveiller au milieu d’un cycle, pour éviter de se sentir engourdi dès le réveil.

Invité :
Le Dr Pierre Mayer, pneumologue et directeur de la clinique du sommeil au CHUM

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