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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 4 juin 2019

Les aînés sont plus vulnérables au stress et les psychoéducateurs peuvent les aider

Publié le

Des aînés en perte d'autonomie dans un CHSLD
Des aînés en perte d'autonomie dans un CHSLD   Photo : Radio-Canada / courtoisie SAMS

La douleur, la crainte de la mort, la difficulté à communiquer ou l'avenir de la famille sont autant de sources de préoccupation et de stress chez les personnes âgées. L'intervention d'un psychoéducateur peut être très utile pour éviter de la médication dans ce contexte, selon la psychoéducatrice pour aînés Diane Métayer.

Diane Métayer souligne que sur les 5000 membres que compte l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec (OPPQ), seulement une trentaine se consacre aux personnes âgées.

Pourtant, les besoins ne sont pas moins importants chez les aînés que chez les enfants et les adolescents, clientèles avec lesquelles les diplômés décideront en grande majorité de travailler.

Observation et histoire de vie

Diane Métayer explique que les psychoéducateurs travaillent sur ce qu’ils appellent le vécu partagé, c’est-à-dire sur le terrain, dans la vie des patients.

« On assiste aux levers et aux couchers, on partage le temps des repas, on fait des activités. On est présent et on tente de décoder ce qui se vit », décrit Diane Métayer.

Si, par exemple, une personne se met en retrait, est moins souriante, dort moins bien, se réveille plus tôt, on se demande ce qu’il s’est passé ou ce qui est en train de se passer.

Diane Métayer, psychoéducatrice

Pour intervenir auprès d’un patient, l’observation est donc primordiale, mais pas suffisante. L’histoire de vie d’une personne âgée est souvent essentielle pour comprendre son comportement. Si elle-même n’est plus capable de la raconter, les psychoéducateurs ont alors recours à sa famille.

Diane Métayer donne l’exemple d’une personne qui quittait tous les jours sa résidence vers 15 h 30 et fuguait. En prenant connaissance de son histoire de vie, les psychoéducateurs se sont rendu compte que cette personne avait toujours travaillé de soir, et même si elle était à la retraite depuis longtemps, dans son esprit, elle partait simplement travailler. Il ne s’agissait donc pas d’une fugue.

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