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L’avenir des églises québécoises passe par un changement de vocation

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

L’avenir des églises québécoises passe par un changement de vocation

Audio fil du mardi 23 avril 2019
Une église vide

Après l'interdiction des rassemblements dans les lieux de cultes, les messes investissent l'espace virtuel.

Photo : iStock

« Ce n'est pas parce qu'une église ferme qu'elle va disparaître. On a développé une pratique au Québec de les convertir à d'autres usages. Sur 2700 églises, [...] on en a déjà plus de 700 qui ont été converties », affirme Luc Noppen, professeur au Département d'études urbaines et touristiques de l'Université du Québec à Montréal. Délaissés par les fidèles, les établissements religieux peuvent changer de vocation pour accueillir, par exemple, de nombreux services, comme un bureau de poste, un guichet automatique, une salle de conditionnement physique ou encore un café pour les gens du troisième âge.

Au Canada, environ 9000 églises fermeront leurs portes au cours des 10 prochaines années, soit environ le tiers de toutes les églises au pays. Selon Luc Noppen, les lieux de culte dans les petites et moyennes municipalités sont des endroits parfaits pour réunir de nombreux services.

« On peut penser à toutes les choses dont on aurait besoin idéalement, dont on peut se doter parce qu’on a un grand bâtiment qui est vide au centre du village. Donc, on pourrait y mettre des cliniques », suggère le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain.

Non à une vocation immobilière

Luc Noppen est d’avis que les églises ne devraient pas servir de base à des projets immobiliers. « À Toronto, ça se fait au centre-ville, puis on vend des condos dans une église à 4,5 millions, mais on n’a pas de marché pour ça à Montréal, surtout pas quand on arrive dans Rosemont ou dans Verdun. On n’y croit pas, et il n’y a plus vraiment personne qui s’en va de ce côté-là. »

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