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Patrick Masbourian
Audio fil du mercredi 3 avril 2019

Maisons passives : comment diminuer de 90 % sa consommation d’énergie

Publié le

Une maison de briques rouges et noires sur deux étages avec plusieurs fenêtres.
Les plans pour la transformation d'une maison dans Ahuntsic en maison passive, une rénovation majeure photographiée à l'occasion d'un reportage de Radio-Canada en 2015, ont été dessinés par Mme Langlois.   Photo : Alias Architecture / André Bazinet

Avec un investissement de 10 % à 15 % de plus sur le coût de construction d'une maison, il est possible d'en diminuer par dix la consommation d'énergie l'hiver et l'été pour toute sa durée de vie. Une norme allemande de maisons passives, Passivhous, fait graduellement son entrée au Québec, selon l'architecte Lucie Langlois, certificatrice et cofondatrice de Maisons passives Québec.

Cette norme est particulièrement adaptée au climat d’hiver rigoureux. Elle permet de maximiser l’efficacité énergétique lors de la construction résidentielle et ne demande aucune technologie moderne. Elle est entièrement basée sur la physique du bâtiment, comme sa forme, la ventilation naturelle ou les gains solaires passifs.

« On a mis ensemble toutes les stratégies qui rendent un bâtiment efficace et qui capte la chaleur et la conserve », raconte Lucie Langlois.

Les fenêtres au sud vont toujours avoir plus de gains solaires que de pertes de chaleur, les fenêtres au nord vont toujours avoir plus de perte que de gains.

Lucie Langlois, architecte et cofondatrice de Maison passive Québec

Les igloos sont sphériques parce que la sphère est la forme la plus compacte. La quantité de surface exposée à l’extérieur est moindre par rapport au volume à chauffer. Si cette forme de construction n’est pas toujours très envisageable, on préférera plutôt le cube à une forme rectangulaire, par exemple.

La norme de Passivhous prévoit une consommation de 15 kilowatts par heure par mètre carré de surface habitée, ce qui est près de dix fois moins que la norme Novoclimat qui vient d’être intégrée dans le code du bâtiment au Québec.

« C’est certain que c’est un bon défi », admet l’architecte qui a rénové il y a quelques années une maison du quartier Ahuntsic à Montréal pour la rendre passive. Celle-ci a d’ailleurs reçu la certification Passivhous l’année dernière.

« C’est comme si on l’avait reconstruite en fait, parce qu’on n’a pas gardé grand-chose », raconte-t-elle.

Une maison en construction avec une structure apparente de bois.
Les plans pour la transformation d'une maison dans Ahuntsic en maison passive, une rénovation majeure photographiée à l'occasion d'un reportage de Radio-Canada en 2015, ont été dessinés par Mme Filion. Photo : Radio-Canada/Marie-Eve Maheu

Il est aussi possible de climatiser un bâtiment Passivhous si l’on respecte les mêmes normes de kilowatts par heure.

Dès le début, on simule le bâtiment et l’on peut savoir d’avance aussi s’il va y avoir de la surchauffe.

Lucie Langlois, fondatrice d'Alias Architecture

Pour éviter la surchauffe l’été, il faut évidemment maximiser la ventilation naturelle par les fenêtres et créer des zones d’ombre. Il existe aussi des matériaux à forte inertie thermique qui permettent d’absorber la chaleur, comme une dalle de béton.

« La norme s’applique partout dans le monde, même dans les pays chauds », explique Lucie Langlois.

Références :

Le site web de Maison passive Québec
Le site web d’Alias Architecture

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