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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 21 mars 2019

Intégrer le marché du travail avec une déficience intellectuelle

Publié le

Une femme, avec un bonnet sur la tête pour retenir ses cheveux, devant un comptoir où elle empile les emballages de plastique.
Une personne atteinte de déficience intellectuelle, comme cette employée de boulangerie, peut être un atout dans une équipe de travail.   Photo : Getty Images / iStock / Dario Gaona

« Intégrer une personne avec une déficience intellectuelle, ça va souvent créer un sentiment de cohésion au sein de l'équipe », raconte Marie Dumoulin, conseillère en orientation pour l'organisme Action main-d'œuvre. C'est même fédérateur, selon celle qui se spécialise dans la recherche et le maintien des emplois pour ces personnes.

« Ça va créer un sentiment de familiarité dans l’équipe qui n’était pas nécessairement là avant », raconte Mme Dumoulin.

Action main-d'œuvre est une organisation spécialisée dans l’employabilité des personnes qui ont une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme. Elle offre des conseils en emploi pour aider ces personnes à bien s’intégrer, mais aussi pour le maintien à long terme d’un emploi. Ils peuvent intervenir dans des situations plusieurs années après qu’une personne a déniché son travail, lorsqu’un problème de relation humaine se présente, par exemple.

« En ce qui concerne la déficience intellectuelle, c’est sûr qu’on va aller avec des emplois qui sont plus routiniers, parce que la mémoire de travail est souvent moins bonne », explique-t-elle, en donnant pour exemples des emplois comme commis à l’inventaire, aide-cuisinier ou dans le domaine de l'entretien ménager.

« Pour les autistes, c’est vraiment plus large, ajoute-t-elle. Ça peut toucher n’importe quoi. » Certains professeurs d’université ou encore des techniciens en architecture sont touchés par l’autisme. Souvent aussi, toujours pour les cas d’autisme, les collègues ne sont même pas au courant de la condition médicale de la personne.

« C’est au niveau de la communication et de l’anxiété que c’est difficile [pour les personnes atteintes d’autisme] », explique Marie Dumoulin. Un autiste peut être incapable de lire les expressions non verbales des gens, donc de comprendre le fond de la pensée de certains collègues. Un simple dîner entre collègues peut se transformer en situation anxiogène pour une personne autiste.

Le gros de notre travail est au niveau de la sensibilisation. Souvent, la personne va bien faire son travail, mais c’est au niveau des relations avec les collègues que ça va être plus difficile.

Marie Dumoulin, conseillère en orientation chez Action main-d'oeuvre

Référence :

Page web de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle

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