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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 19 mars 2019

Le plagiat, un fléau à l’université

Publié le

Un jeune homme assis à un bureau dans une classe passe un papier plié à un collègue.
La compétition entre étudiants, le manque de temps ou le manque de motivation sont souvent évoqués pour expliquer le phénomène du plagiat en milieu académique.   Photo : Getty Images / iStock / Sarinya Pinngam

Environ 40 % des répondants à un questionnaire auraient admis avoir déjà triché dans leurs études. Ce chiffre est prudent, selon Sébastien Béland, professeur à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal, puisqu'il ne s'agit que des personnes qui sont prêtes à l'avouer.

Le plagiat est un phénomène qui préoccupe de plus en plus les gens sur les campus. L’Université de Montréal a d’ailleurs lancé le mois dernier une campagne de prévention du plagiat et de la fraude en général.

Sébastien Béland explique que la définition du plagiat peut varier d’une culture à l’autre, mais, dans les milieux académiques occidentaux, il s’agit généralement de reprendre une idée ou un texte sans en reconnaître la paternité à son auteur.

Il est même désormais possible d’acheter en ligne des travaux universitaires, voire une thèse de doctorat au complet. Certaines personnes qui offrent des services d’aide aux devoirs proposent aussi d’écrire des travaux universitaires en échange d’argent, comme le révélait une enquête d’ICI Radio-Canada Estrie l’année dernière.

Les réseaux sociaux ont créé des ponts entre les personnes qui offrent ces services-là et les étudiants.

Sébastien Béland, professeur à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal
[CAMPUS] Plagiat : Réussir ses études sans rédiger ses travaux

Sébastien Béland s’inquiète surtout pour la valeur des diplômes universitaires. Elle peut baisser aux yeux de certains si de plus en plus de gens les obtiennent sans répondre aux exigences des programmes universitaires. « Et on biaise l’expérience éducative », ajoute-t-il.

L’une des pistes de solution envisagée pour diminuer l’incidence du plagiat est de réduire le sentiment de compétition en classe. Le plagiat est l’un des effets pervers de la compétition entre étudiants, selon le professeur.

Une autre raison souvent évoquée pour plagier des travaux serait le manque de temps. Les hommes trichent aussi plus souvent que les femmes.

Pour tenter de diminuer le sentiment de compétitivité entre étudiants, certains programmes de médecine réfléchissent d'ailleurs à l'idée d'abolir les notes pour se limiter à la mention réussite ou échec.

« Cela crée une dynamique entre les étudiants qui est un peu différente », explique celui qui enseigne à l'Université de Montréal.

Références :

Le jeu-questionnaire Reconnaître les différentes formes de plagiat, publié sur le site web de l’Université de Montréal
Le site web sur l'intégrité intellectuelle de l'Université de Montréal

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