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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 14 mars 2019

Ne jamais forcer un enfant à finir son assiette avant le dessert

Publié le

À gauche, un petit gâteau sur un comptoir et, à droite, une jeune fille avec des couettes qui le regarde.
Une jeune fille regarde un petit gâteau.   Photo : Getty Images / iStock / Andrey Popov

L'acte qui consiste à manger doit être ludique et social plutôt que de reposer sur des punitions ou des récompenses, croit Marie-Michèle Ricard. La psychoéducatrice et psychothérapeute vient de publier un livre en vue de déconstruire les remarques anodines qui peuvent entraîner chez les enfants des comportements néfastes envers la nourriture.

« Le dessert [...] devrait être très normal, explique-t-elle. Le dessert, c’est une partie du repas, tout simplement. »

Un enfant devrait ainsi manger du dessert même s’il n’a pas fini son repas principal, estime Marie-Michèle Ricard, puisqu'il est le seul à savoir s’il a encore de la place dans son estomac pour manger. C’est ce qu’elle explique dans son livre Lou aime le dessert, qui vient de paraître aux éditions Éditions Midi trente. Et s’il a faim plus tard, qu’on lui redonne le reste de son assiette. Forcer un enfant à manger n’encourage pas une relation saine avec la nourriture, selon elle.

Il y a juste l’enfant qui est capable de savoir s’il a faim ou non.

Marie-Michèle Ricard, psychothérapeute et psychoéducatrice

Un enfant mange environ trois repas par jours, en plus de deux ou trois collations. Elle suggère alors de parler avec son enfant de la « grosseur de la place » qu'il reste dans son ventre. Une petite place, c’est parfait pour le dessert, qui devrait se limiter à une portion. Et si l’enfant a faim plus tard, « il faut vraiment faire confiance aux signaux », explique-t-elle, et lui redonner à manger.

Par ailleurs, avec plusieurs enfants, il faut savoir s’adapter. Chaque enfant est différent et a donc des besoins différents selon le moment de la journée.

C’est le fun, manger; c’est un acte qui est social. Il faut manger en famille.

Marie-Michèle Ricard, autrice du livre « Lou aime le dessert »

Une mauvaise image de son corps dès la garderie

Les petits gestes proposés par l’autrice visent à contrer des rapports malsains avec la nourriture qui se développent très tôt chez les enfants. Dès l’âge de 3 ou 4 ans, les signes d'insatisfaction corporelle apparaissent.

« Plus l’enfant va vieillir, plus cette insatisfaction va prendre de la place », indique la spécialiste.

Dès le primaire, on observe ainsi chez certains enfants des comportements de restriction vis-à-vis de la nourriture, voire des tentatives de diète, ce qui est très inquiétant, selon elle.

Avant Lou aime le dessert, paru le mois dernier, Marie-Michèle Ricard a aussi publié deux autres livres portant sur l’éducation des enfants : Olivier veut devenir une supermachine et Emma n’aime pas les moqueries, parus chez le même éditeur. Chacun de ces livres a été conçu pour une lecture intergénérationnelle, c'est-à-dire à la fois pour les parents et les enfants.

Image corporelle : accepter d’être imparfaite… entre deux égoportraits

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