Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 25 février 2019

Le combat contre la discrimination génétique

Publié le

Infographie montrant un exemple d'empreinte génétique.
Infographie représentant la technique de l'empreinte génétique.   Photo : Getty Images / Pgiam

Il existe aujourd'hui quelque 35 000 tests d'ADN qui permettent entre autres de déceler des maladies potentielles à un stade où elles sont encore invisibles. Si ces tests peuvent aider à prévenir certains problèmes médicaux, ils peuvent aussi entraîner de la discrimination, notamment de la part des assureurs, selon Richard Marceau du Centre consultatif des relations juives et israéliennes.

Depuis plusieurs années, des groupes s’inquiètent des conséquences négatives que pourraient avoir les tests d’ADN pour les personnes qui veulent souscrire une assurance ou qui ne souhaitent pas qu'une telle information soit accessible à leur employeur.

Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes est membre de la Coalition canadienne pour l’équité génétique, qui comprend aussi la Société Alzheimer du Canada et la Fondation canadienne du rein.

« Tout ce qui touche la discrimination nous interpelle directement », mentionne Richard Marceau, vice-président aux relations externes du Centre consultatif des relations juives et israéliennes. Il explique que dans ce cas-ci, les femmes juives aux racines est-européennes ont 10 fois plus de risque d’être porteuses de gènes qui augmentent les chances de développer un cancer du sein ou des ovaires.

Si les informations génétiques d’une personne permettent aujourd’hui d’offrir une médecine préventive et personnalisée, grâce entre autres aux avancées phénoménales de la médecine, M. Marceau dit vouloir s’assurer qu'elles ne sont pas employées à d’autres fins.

On pourrait en effet se servir des résultats d’un test génétique pour refuser à quelqu'un un emploi, un service ou même un logement, selon lui. Les compagnies d’assurance exigent souvent à leurs clients de fournir, par exemple, toutes les informations médicales connues, sans quoi elles risquent de résilier leur police. Sachant qu'un problème génétique potentiel est décelé, ces compagnies pourraient même décider de refuser une couverture ou encore d'augmenter les primes.

M. Marceau rappelle l’histoire d'un couple de parents, à Toronto, qui a refusé de faire passer un test d’ADN à son enfant pour éviter qu'il soit peut-être privé d’une assurance médicale si des risques médicaux futurs étaient décelés.

Une loi contestée

M. Marceau se réjouit tout de même que le projet de loi S-201 visant à interdire et à prévenir la discrimination génétique a été adopté en 2017 par le Parlement canadien, malgré les objections de la ministre de la Justice de l’époque. Cette loi interdit de forcer quiconque à divulguer des résultats d’un test génétique ou même à passer l’un de ces tests.

Par contre, M. Marceau s'inquiète du fait que plusieurs contestent actuellement devant les tribunaux la constitutionnalité de certaines dispositions de cette loi, notamment les gouvernements du Canada et du Québec.

Chargement en cours