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Patrick Masbourian
Audio fil du mercredi 20 février 2019

Quand les jeux vidéo 3D améliorent les fonctions cognitives chez les aînés

Publié le

Une couple d'aînés joue à un jeu vidéo.
Les jeux vidéo 3D sont bénéfiques pour votre mémoire.   Photo : iStock

Une personne âgée de 55 à 75 ans qui joue à des jeux vidéo 3D de console, comme Super Mario 64, peut améliorer ses fonctions cognitives et possiblement prévenir la maladie d'Alzheimer, affirme Sylvie Belleville, directrice scientifique du Centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal, qui fait ainsi référence à une étude de l'Université de Montréal qu'elle a codirigée, et dont les résultats ont été publiés à la fin de l'année 2017 dans la revue scientifique PLOS ONE.

Pour les besoins de cette étude, les chercheurs ont demandé à 33 personnes âgées de 55 à 75 ans de jouer à des jeux vidéo comme Super Mario 64 sur une console Wii. Les participants devaient jouer 30 minutes par jour, 5 jours par semaine.

Au terme de cette expérience, des tests d'imagerie par résonance magnétique ont été menés sur les participants. Les chercheurs ont découvert que la matière grise avait gagné en volume dans leur hippocampe, qui est le siège de la mémoire spatiale et épisodique.

Certaines études, dont deux menées en 2013 et en 2014 auprès d’adultes dans la vingtaine, avaient déjà démontré qu’un entraînement avec des jeux vidéo 3D de logique ou de casse-tête augmentait la matière grise dans l’hippocampe. Les chercheurs voulaient vérifier si de pareils résultats pouvaient être obtenus chez des gens âgés en bonne santé.

Sylvie Belleville souligne que ce ne sont pas tous les jeux vidéo qui permettent de stimuler l’hippocampe. Les jeux vidéo 3D exigent de cette structure du cerveau qu’elle crée une carte cognitive, c’est-à-dire une représentation mentale de l’environnement virtuel des jeux que le cerveau apprend.

Les jeux vidéo d’action ou de tir, qui sont quant à eux basés sur le principe du stimulus/réponse, ont en revanche un « effet antagoniste » sur l’hippocampe, car ils sollicitent davantage une autre partie du cerveau. Par conséquent, l’hippocampe est moins sollicité, perd des cellules et s’atrophie lorsqu’une personne joue à de tels jeux vidéo, explique la directrice scientifique du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal.

Sylvie Belleville donnera une conférence intitulée « Mémoire, jeux vidéo et réalité virtuelle » le 25 février à Montréal. Pour plus de détails, CLIQUEZ ICI.

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