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Des solutions pour diminuer notre dépendance aux pilules

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

Des solutions pour diminuer notre dépendance aux pilules

Audio fil du jeudi 24 janvier 2019
Des pilules de tailles, de formes et de couleurs différentes

Des pilules

Photo : iStock / Viperfzk

« J'ai déjà vu des patients prendre 20-25 pilules par jour », affirme la gériatre Cara Tannenbaum. Les effets secondaires et les risques potentiels des médicaments ne sont pas assez pris en compte par la population, selon elle. Particulièrement touchés par le phénomène de la surprescription, les aînés gagneraient à réduire leur utilisation de pilules.

Le recours massif aux médicaments est un problème généralisé en Occident, mais il serait pire dans les populations francophones, selon la chercheuse à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Au Canada, 66 % des personnes de 65 ans et plus prennent 5 pilules par jour, et 27 % en ingèrent 10 quotidiennement.

Si la prise de médicaments est parfois nécessaire, leur usage excessif s’expliquerait par des facteurs culturels, institutionnels et politiques. La gériatre, qui est également codirectrice du Réseau canadien pour la déprescription, propose trois pistes de solutions qui répondent à ces facteurs.

  1. Faire plus d’activités sociales. « Si vous allez en Espagne, les aînés sortent jusqu’à 22-23 heures. C’est la culture. Ensuite, ils reviennent à la maison, et ils sont plus fatigués. Ils ont donc moins besoin de somnifères. On n’a pas cette culture au Canada. »
  2. Donner davantage d’informations sur les effets secondaires. « Prenez le temps de vous renseigner sur les risques potentiels de vos médicaments, et de savoir si leur prescription est nécessaire ou accessoire. »
  3. Adopter des politiques restrictives. « Le Danemark a restreint l’accès au renouvellement du permis de conduire aux gens prenant des somnifères. Résultat : la prise de somnifères a diminué de 66 % sur 10 ans. »

CORRECTIF

Dans une version précédente de ce texte, nous écrivions à tort que les médecins [plutôt que les pharmaciens] étaient payés à la prescription.
Nous sommes désolés de la confusion que cette erreur a pu causer.

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