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Isabelle Craig
Audio fil du mercredi 23 janvier 2019

Environnement : des serveurs informatiques pour chauffer les immeubles

Publié le

On voit des centaines de serveurs informatiques empilés les uns sur les autres et disposés en rangées.
Un centre de données   Photo : Shutterstock

Depuis 2005, l'Université Laval, à Québec, récupère la chaleur de ses milliers de serveurs informatiques pour chauffer ses pavillons. D'autres entreprises et organisations emboîtent le pas avec des projets similaires. Peu connu, ce type d'initiative, qui permet de réduire les dépenses en énergie autant que les gaz à effet de serre, est appelé à se répandre, selon Stéphan Gagnon, coordonnateur du service d'accompagnement en efficacité énergétique à Transition énergétique Québec.

Transition énergétique Québec est une société d’État, créée en avril 2017, qui gère des programmes tels que Novoclimat, Rénoclimat et Chauffer vert. C’est aussi cet organisme qui donne les subventions pour l’achat de voitures électriques. Il accompagne également les gestionnaires de bâtiments et le milieu économique dans la recherche d'une meilleure gestion énergétique des immeubles.

Il y a de la chaleur qui est dégagée par tous les équipements électriques.

Stéphan Gagnon, Transition énergétique Québec

La popularité grandissante des serveurs informatiques, pour des services d’infonuagique par exemple, fait en sorte que la consommation d’énergie de ce secteur est de plus en plus grande. Mais ces serveurs dégagent aussi beaucoup de chaleur. Plutôt que de perdre cette énergie, Transition énergétique Québec propose d’aider les entrepreneurs à la récupérer et à s’en servir pour chauffer les immeubles l’hiver, par exemple.

Des serveurs pour chauffer l'Université Laval

Ainsi, à l’image du système de l’Université Laval, le siège social de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) se chauffe à partir de son centre de données.

« Il y a une croissance importante, dans le monde, des besoins en serveurs web, mais en plus de ça, le Québec a un avantage concurrentiel par rapport aux autres endroits », explique Stéphan Gagnon, qui est également ingénieur. En plus de produire de l’électricité renouvelable, la province a un avantage climatique. Les serveurs informatiques requièrent en effet beaucoup d’énergie en climatisation ne pas surchauffer.

Il mentionne que, d’ici 2020, au Québec, 350 mégawatts seront consacrés seulement aux serveurs informatiques.

Stéphan Gagnon souhaite ainsi amener des projets de serveurs informatiques intégrés à des projets immobiliers, par exemple. À Paris, un projet de développement de logements à loyers modiques de 150 unités prévoit déjà de se chauffer à l'aide de serveurs informatiques.

« Ils ont évalué leurs besoins de chauffage et ils ont dimensionné une salle de serveurs informatiques pour héberger les serveurs qui vont permettre de chauffer et de produire de l’eau chaude domestique. »

Pour du chauffage résidentiel, commercial ou institutionnel, c’est amplement suffisant.

Stéphan Gagnon, à propos des serveurs informatiques

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