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Isabelle Craig
Audio fil du jeudi 17 janvier 2019

Agriculture : les femmes, notamment celles de la relève, sont encore victimes de préjugés

Publié le

Une femme nourrit le bovin.
Une femme nourrit le bovin sur une exploitation agricole.   Photo : iStock

« On a beau appeler ça un métier traditionnellement masculin, [...] les femmes y ont toujours participé », souligne Nathalie Bissonnette, professionnelle de recherche au Conseil du statut de la femme (CSF), à propos de l'agriculture au Québec. La place des femmes est non négligeable dans le secteur agricole, fait remarquer celle qui a dirigé une recherche pour le compte du CSF portant sur le contexte dans lequel la relève agricole féminine s'inscrit présentement. Le document montre à quel point les femmes doivent encore de nos jours surmonter beaucoup de préjugés dans le milieu agricole.

« La relève est encore appréhendée comme étant masculine », déplore Nathalie Bissonnette. Pourtant, les jeunes femmes font de plus en plus leur place en agriculture. C’est le cas de Maude Tremblay, d'Audrey Bogemans et de Véronique Bouchard, trois jeunes femmes interviewées dans le contexte de la recherche de Nathalie Bissonnette, dont le rapport s'intitule Portrait d'agricultrices – La relève agricole féminine au Québec : remuer ciel et terre. Chacune d’entre elles a décidé de foncer dans ce milieu traditionnellement masculin.

Le document met notamment en lumière le fait que de nombreuses jeunes femmes qui choisissent de faire carrière en agriculture doivent souvent affronter les doutes de leur entourage quant à leurs capacités à bien gérer une exploitation agricole ou un autre aspect du métier.

À ce sujet, Nathalie Bissonnette dit avoir entendu beaucoup d’histoires de femmes qui, se présentant devant leur banquier, se sont fait demander où était leur mari. « Concernant l’accès aux capitaux, c’est sûr qu’il y a encore des billets sexistes à certains moments sur l'octroi de prêts, si bien que les filles doivent se trouver des moyens pour avoir accès à des terres qui ne coûtent pas cher », explique la professionnelle de recherche au CSF.

On ne voit pas l’inverse. On ne voit pas des gars se faire demander [par leur banquier] : " Est-ce que tu vas avoir une blonde, une conjointe, pour t’aider sur la ferme?" [...] Ça suppose que le masculin est davantage un gage de crédibilité en agriculture que le féminin.

Nathalie Bissonnette, professionnelle de recherche au CSF

Selon Nathalie Bissonnette, il est primordial de donner la parole aux femmes qui décident de faire carrière en agriculture. « On veut entendre parler d’elles davantage, parce [...] qu’elles peuvent, elles aussi, contribuer au développement et à l'avenir de l’agriculture au Québec. »

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