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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 13 décembre 2018

Les aptitudes parentales, indispensables pour gérer l’arrivée d’un nouveau-né dans la fratrie

Publié le

Une fillette regarde son petit frère.
Un sentiment de jalousie peut naître chez l'aîné lorsqu'un nouveau-né apparaît dans la fratrie.   Photo : iStock

« Nous ne sommes pas impuissants face aux conflits dans la fratrie », affirme la psychologue Édith St-Jean à propos du rôle des parents. Bien qu'elles soient inévitables, les querelles qui surviennent entre les enfants peuvent se régler plus facilement lorsque les deux figures d'autorité jouent un rôle prépondérant dans la résolution de la dispute. Et tout commence par la prévention, avant même la naissance du bébé qui élargira le cercle familial.

« Une chose qu’on oublie souvent, c’est de discuter de cette naissance-là avec l’enfant ou les enfants qui sont déjà là », explique Édith St-Jean. Il est important de parler de l’arrivée d’un nouveau membre de la famille à son enfant, par exemple en lui lisant des livres consacrés au sujet, ou encore en lui nommant les avantages de faire partie d’une famille nombreuse.

À ce sujet, la psychologue suggère aux parents d’avertir leur enfant que le bébé à naître ne sera pas tout de suite un compagnon de jeu pour lui, question qu’il ne soit pas trop déçu de constater, quelques jours après la naissance de son petit frère ou de sa petite sœur, qu’il ne peut pas vraiment s'amuser avec le bébé.

Édith St-Jean conseille aussi aux parents « d’inclure » leur enfant dans le processus de la grossesse, par exemple en lui montrant des photos de sa propre naissance ou en lui rappelant qu’il a été le premier bébé dans la famille, question que l’enfant ait le sentiment d’avoir toujours été aimé et désiré.

Être l'aîné, un privilège

Selon la psychologue, il est important, une fois que le nouveau-né est arrivé, de parler à son enfant du concept de privilège associé au fait d’être un grand frère ou une grande sœur. Il est primordial de donner un rôle particulier, privilégié à l’enfant aîné, et de lui faire réaliser qu’il est avantageux d’avoir ce rôle.

Quand le bébé fait ses siestes, on peut faire une activité seul à seul avec notre enfant. [On peut aussi faire comprendre à l’aîné qu’il] peut faire des activités de grands, alors que le bébé ne peut pas.

Édith St-Jean, psychologue

Finalement, Édith St-Jean souligne qu’il est normal que des querelles éclatent entre les membres d’une même fratrie. Les parents ne devraient donc pas trop s’en inquiéter.

« C’est correct. C’est l’expression de la colère. Ça a une fonction. Ça sert à s’affirmer, prendre sa place, clarifier des situations, les résoudre. […] Il faut tolérer qu’il y ait une part de conflit dans la fratrie. »

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