Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 10 décembre 2018

Faire bouillir son eau chaque jour, la réalité pour beaucoup de communautés autochtones

Publié le

De l'eau bout.
Trop de communautés autochtones doivent encore faire bouillir leur eau potable en 2018.   Photo : iStock

« C'est inacceptable », dit Mathieu Bergeron, professeur en assainissement de l'eau au Cégep de Saint-Laurent, au sujet de la situation que vivent de nombreuses communautés autochtones au Canada qui n'ont pas accès à une eau potable de qualité. En 2018, nombre d'entre elles doivent encore faire bouillir leur eau. C'est le cas de la réserve Neskantaga, en Ontario, qui est soumise à un avis de faire bouillir l'eau depuis... 1995. « Imaginez votre vie si vous aviez à faire bouillir l'eau quotidiennement durant près de 25 ans! »

Mathieu Bergeron regrette que tant de communautés des Premières Nations soient aux prises avec ce problème criant, dans un pays où l’on tient pourtant pour acquise l’abondance de l'eau potable.

Le professeur en assainissement de l’eau note qu’à l’automne 2017, 156 communautés faisaient l’objet d’un avis de faire bouillir l'eau. En date du 19 novembre 2018, 66 communautés étaient soumises à un avis de faire bouillir l'eau à long terme, c’est-à-dire en vigueur depuis plus d’un an.

L’approvisionnement en eau potable dans les communautés autochtones relève du gouvernement fédéral. Or, un grave sous-financement des usines de traitement de l’eau, des infrastructures et de leur entretien a conduit à cette situation, que Mathieu Bergeron juge « lamentable ».

Selon le gouvernement fédéral, qui a injecté des milliards de dollars depuis 2016 pour corriger la situation, tous les avis de faire bouillir l'eau à long terme seront levés d’ici mars 2021 dans les communautés autochtones touchées par ce problème.

Chargement en cours