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L’être humain est prédisposé à aimer les petites choses et à les trouver mignonnes

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

L’être humain est prédisposé à aimer les petites choses et à les trouver mignonnes

Audio fil du jeudi 30 août 2018
Un chaton affiche sa curiosité dans les mains d'un homme.

Un homme tient un chaton dans ses mains.

Photo : iStock

Qui n'a jamais été rempli de joie en voyant un petit chien, un petit chat ou un bébé? Qui n'a jamais été complètement gaga en regardant des vidéos de petits animaux ou de nourrissons sur YouTube? Cette réaction fait appel, entre autres, à notre instinct de survie, explique la journaliste Dana G. Smith dans le magazine Popular Science. Patrick Masbourian se penche sur ce phénomène et sur la propension de l'être humain à aimer ce qui est petit.

Notre amour pour tout ce qui est minuscule vient du fait que nous avons tendance à vouloir prendre soin de ce qui est petit, explique Dana G. Smith, qui cite la théorie du « schéma du bébé », développée par l'éthologue autrichien Konrad Laurenz dans les années 1940.

Selon cette théorie, l’être humain est « programmé » pour aimer les caractéristiques mignonnes des bébés. Il est donc porté à vouloir protéger les nouveaux-né, car ils sont sans défense. Au fil de l’évolution, cette propension s’est profondément ancrée chez l’être humain, si bien qu’il l’a transférée sur d’autres mammifères qui partagent les caractéristiques mignonnes des bébés.

Sur YouTube, la vidéo d'un hamster se délectant d'un miniburrito a fait sensation il y a quelques années. Elle illustre bien comment les petits animaux nous rendent fous de joie :

Les petits objets font appel à notre enfance

L’être humain peut aussi être attendri lorsqu’il voit de petits objets, note Dana G. Smith. À ce sujet, elle cite les travaux de deux psychologues, Gary Sherman et Jonathan Haidt, qui ont élaboré la théorie selon laquelle les petits objets renvoient à notre enfance et à notre plaisir de jouer.

Dana G. Smith cite aussi les travaux de l’anthropologue Claude Lévi-Strauss, qui a suggéré, dans son essai La pensée sauvage, que notre amour pour les petits objets vient du fait qu’ils nous donnent un sentiment de pouvoir. L’être humain a moins peur des choses de petite taille, car elles ne sont pas menaçantes.

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