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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 16 août 2018

Momo, le dangereux défi qui terrorise les enfants sur l’application WhatsApp

Publié le

Une photo montrant une sculpture d'une femme aux traits déformés. Ses yeux sont grands et exorbités et sa bouche forme un sourire exagérément large, qui monte presque jusqu'à ses oreilles. Ses cheveux noirs, longs, sont décoiffés et ont l'air gras.
La photo de cette sculpture d'une artiste japonaise circule sur les réseaux sociaux.   Photo : DNA / Twitter

Un nouveau phénomène viral sème de plus en plus l'inquiétude sur les réseaux sociaux : le défi Momo. Ce jeu sordide, qui vise les adolescents sur l'application de messagerie instantanée WhatsApp, les incite à commettre des gestes violents ou dangereux pour leur vie. Geneviève Lajeunesse, directrice des opérations pour Crypto.Québec, met en garde les parents contre ce dangereux défi, qui serait lié au suicide d'une fille de 12 ans en Argentine.

Le défi commence lorsqu’un jeune est invité, par un autre jeune, à communiquer avec Momo via un numéro de téléphone inconnu sur WhatsApp.

Lorsqu'il compose le numéro, la photo d’une sculpture de femme à l’apparence terrifiante apparaît. « Salut, je suis Momo. Je sais tout de toi », dit alors le personnage. Il communique ensuite au jeune ses coordonnées personnelles (nom, prénom, numéro de téléphone, adresse et date de naissance) en terminant par lui dire : « Est-ce que vous voulez jouer avec moi? »

La photo de Momo est tirée d’une sculpture de l’artiste japonaise Midori Hayashi. Celle-ci est connue pour ses œuvres à caractère cauchemardesque.

Si le jeune répond non, Momo lui profère des menaces de mort. Si la réponse est oui, l’enfant reçoit des défis macabres et des messages morbides, souvent en plein milieu de la nuit. Le terrifiant personnage lui ordonne notamment de faire des actes violents sous peine de subir des représailles. Momo envoie des images violentes au jeune, menace de dévoiler ses informations personnelles et l’incite même au suicide.

D’ailleurs, les messages de Momo seraient liés au suicide par pendaison d’une fille de 12 ans en Argentine, selon l’enquête préliminaire portant sur sa mort.

Pour le moment, le compte de Momo est lié à trois numéros de téléphone dans trois pays différents, soit au Japon, en Colombie et au Mexique.

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