Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 10 juillet 2018

E.coli, dermatite, algues bleues : ces bactéries dont il faut se méfier lors de la baignade

Publié le

Un échantillon d'eau est prélevé dans un lac.
Un scientifique prélève un échantillon d'eau dans un plan d'eau.   Photo : iStock

L'été bat son plein et entraîne avec lui chaleur et humidité, ce qui pousse de nombreuses personnes à se rafraîchir dans des plans d'eau. Si la qualité de l'eau est généralement excellente dans la plupart des endroits dédiés à la baignade et aux sports nautiques au Québec, on oublie parfois qu'il peut aussi y avoir des micro-organismes pathogènes dans les eaux naturelles comme les lacs et les rivières. La journaliste Marianne Desautels-Marissal dresse la liste des bactéries dont les baigneurs devraient se méfier.

E.coli : cette bactérie représente le meilleur indicateur de contamination fécale, animale ou humaine, d’un cours d’eau ou d’un plan d’eau. Les seuils de tolérance à la bactérie E.coli sont fondés sur des études épidémiologiques qui ont mis en évidence des maladies gastro-intestinales à la suite de l’ingestion d’un certain nombre de bactéries.

La présence de la bactérie E.coli peut indiquer la possibilité de retrouver d’autres agents pathogènes liés aux matières fécales dans l’eau, comme les norovirus, associé à la gastro-entérite, le protozoaire Giardia lamblia, qui cause la giardiase, et la bactérie Shigella, qui peut entraîner des diarrhées, des maux de ventre, de la fièvre ou des vomissements.

Au Québec et au Canada, les autorités de santé publique attribuent aux cours d’eau et aux plans d’eau les classes A, B, C ou D, la première désignant une eau excellente et la dernière indiquant une eau où le risque de contamination est grand. La plupart du temps, la majorité des plans d’eau se retrouvent dans les classes A et B.

Bactéries résistances aux antibiotiques : ces bactéries se retrouvent surtout sur les plages à proximité des terres agricoles, et particulièrement après de fortes précipitations. En raison du ruissellement, les bactéries résistantes aux antibiotiques, qui se retrouvent dans les excréments des animaux d’élevage à la suite d’épandage, peuvent se retrouver dans les cours d’eau et être ingérées par les baigneurs. En 2011 au Québec, ces bactéries ont été trouvées sur 12 % des 140 plages examinées.

Les cyanobactéries : ces bactéries se multiplient grâce à des conditions favorables, comme de l’eau stagnante et mal oxygénée. Certaines algues bleues produisent des toxines qui peuvent irriter la peau, les yeux et les oreilles. Si on ingère de l’eau contaminée, on s’expose à la diarrhée, à des maux de tête ou même à des tremblements musculaires.

Un homme plonge dans un lac.
Avant de plonger dans un plan d'eau, assurez-vous de la qualité de l'eau. Photo : iStock

Dermatite du baigneur : ce vers parasitaire, dont les hôtes sont les escargots et les canards, peut affecter les baigneurs qui s’aventurent dans des plans d’eau ou des cours d’eau fréquentés par ces mollusques et ces oiseaux. Il cause des démangeaisons et des rougeurs sur la peau.

L’amibe Nægleria fowleri : cette bactérie, très rare en Amérique du Nord, cause la méningo-encéphalite amibienne primaire, une infection fulgurante. Elle se manifeste par des symptômes tels qu’un mal de gorge, une obstruction des voies nasales, de la fièvre, des vomissements, une raideur au cou, une confusion et des anomalies du comportement. Trois à quatre jours après l’apparition des premiers symptômes, on observe une confusion mentale et un coma. La mort survient habituellement de 3 à 4 jours après le coma. Il s’écoule de 7 à 10 jours entre le moment de l’infection et la mort. On estime que le taux de mortalité est supérieur à 95 %. Entre 1996 et 2003, 179 cas ont été signalés chez l’être humain dans le monde. En Amérique du Nord, quelques cas ont été enregistrés au sud des États-Unis.

Quelques conseils avant de sauter à l’eau :

  • Évitez de vous baigner dans les 48 heures suivant des précipitations intenses, tout particulièrement à proximité de zones densément peuplées;
  • Évitez les eaux stagnantes, très chaudes, mousseuses, colorées ou troubles, ou qui présentent une drôle d’odeur;
  • Évitez d’ingérer l’eau et munissez-vous d’un pince-nez;
  • Ne vous baignez pas quand vous avez la diarrhée pour minimiser les risques de transmission de bactéries.

Chargement en cours