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Gilles Payer
Audio fil du lundi 11 juin 2018

Emploi : imposer le port du talon haut est illégal

Publié le

L’actrice Kristen Stewart retire ses talons hauts sur le tapis rouge.
L’actrice Kristen Stewart, membre du jury au Festival de Cannes cette année, a retiré ses talons hauts lorsqu’elle s’est présentée sur un tapis rouge en mai dernier. « On ne peut pas me demander quelque chose qu'on ne demande pas à un homme », avait-elle déjà déclaré en 2015 après qu'un groupe de femmes s'étaient fait évincer d'une salle du festival parce qu'elles ne portaient pas de talons hauts.   Photo : Reuters / Eric Gaillard

Les codes vestimentaires sexualisés imposent par exemple aux femmes salariées le port de la minijupe, le décolleté plongeant ou encore une robe moulante, accompagnés le plus souvent de talons hauts. Les employeurs qui appliquent ce type de code s'exposent à des recours devant le tribunal responsable de faire respecter les droits de la personne, explique France Rivard, avocate en droit administratif et du travail.

Au Québec, les recours contestant les codes vestimentaires sexualisés sont fondés sur le concept de discrimination en emploi basée sur le sexe.

Si la personne qui est obligée de s’habiller conformément à ce code vestimentaire prouve que celui-ci est discriminatoire à première vue, c’est à l’employeur de prouver que ses exigences sont liées à des qualités ou à des aptitudes requises, précise France Rivard, de la Société québécoise d’information juridique (SOQUIJ).

Les décisions des tribunaux depuis quelques années mettent aussi en lumière différentes obligations de l’employeur.

Ces obligations sont liées non seulement à la protection de la dignité du salarié, mais à la protection de la santé et de la sécurité de la salariée dans le contexte de l’accomplissement du travail, notamment pour les risques que peuvent poser les talons hauts, par exemple.

Au Québec, la salariée peut porter plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qui, elle, déposera une plainte en sa faveur devant le Tribunal des droits de la personne.

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