Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 31 mai 2018

Le consentement, une notion à enseigner très jeune à son enfant

Publié le

Un garçon qui n'aime pas se faire embrasser par sa grand-mère.
Le consentement s'apprend pendant l'enfance, entre autres avec les membres de sa famille.   Photo : iStock

« On ne veut pas juste protéger nos enfants des abus sexuels clairs et tranchés; on veut qu'ils puissent vivre des relations amoureuses et des relations sexuelles, quand ce sera le temps, agréables, confortables et adéquates », dit la sexologue Geneviève Labelle. Voilà pourquoi il est important, en tant que parent, de parler avec son enfant des notions ô combien importantes de consentement et d'abus sexuel.

Le concept de consentement doit s’apprendre tôt, plaide la sexologue. L’apprentissage doit s’effectuer, entre autres, à travers des contacts physiques sains entre le parent et son enfant. Et c’est à l’enfant de décider s’il souhaite être touché ou non par son père ou sa mère, que ce soit pour une caresse dans les cheveux, une accolade ou une main réconfortante dans le dos.

Le consentement, c’est apprendre à dire non, mais c’est aussi apprendre à dire oui. Pour faire ça, on va laisser décider l'enfant s’il veut être touché. [...] Quand on sent le malaise, on arrête. Tant qu’on est à l'aise dans ce toucher-là avec nos enfants, un toucher sain et affectueux, c’est bénéfique pour ce qu’ils vont coder plus tard.

Geneviève Labelle, sexologue

Selon Geneviève Labelle, un enfant à qui on a enseigné le consentement sera mieux outillé pour détecter, plus tard dans sa vie, les situations inacceptables et bien affirmer son je-ne-me-sens-pas-bien et son je-n’aime-pas-ça.

Le concept de consentement s'applique autant à l'intérieur de la famille qu'à l'extérieur de la cellule familiale. « Apprendre la politesse et le respect, c’est correct, explique-t-elle, mais dire à un enfant : “Donne un bisou à ton oncle parce qu’il t’a donné un cadeau”, ça envoie un message flou. »

Certes, enseigner à son enfant ce qu’est le consentement peut faire de lui une personne un peu moins docile, mais il s’agit là d’un moindre mal, estime Geneviève Labelle : « En lui apprenant ça, qu'il a le droit de consentir ou pas, il va comprendre que ça va dans les deux sens. Il faut que les deux veuillent.  »

Chargement en cours