•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

L’alimentation autonome du bébé, une pratique bénéfique qui n’est pas dangereuse

Audio fil du lundi 28 mai 2018
L'alimentation autonome du bébé est de plus en plus populaire.

Un bébé mange une pomme.

Photo : iStock

Offrir à son bébé dès le sixième mois des aliments sous forme entière en sautant l'étape des purées est une pratique alimentaire courante qui ne comporte aucun danger, dit le nutritionniste Bernard Lavallée. « Il n'y a pas vraiment d'études qui démontrent le fait que d'utiliser cette méthode-là augmente le risque d'étouffement », explique-t-il. L'alimentation autonome du bébé a des bienfaits pour votre progéniture, en autant que vous accompagniez votre petit dans cette pratique.

L’alimentation autonome du bébé, aussi appelée diversification alimentaire menée par l’enfant, connaît un réel engouement partout dans le monde depuis les années 2000. La sage-femme britannique Gill Rapley a largement contribué à populariser cette tendance alimentaire, qui ne fait cependant pas l’unanimité.

Citant la nutritionniste Sandra Griffin, Bernard Lavallée explique que cette technique vise entre autres à développer l’autonomie et la confiance du bébé.

On ne force pas le bébé à manger. [...] Il va être plus connecté à ses signaux de satiété, de faim. Nous, comme adultes, on a souvent perdu ces signaux-là. Une des façons de les garder, c’est justement d’apprendre, dès le plus jeune âge, que quand j’ai faim, je mange, et quand je n’ai pas faim, je ne mange pas.

Bernard Lavallée, nutritionniste

L’alimentation autonome du bébé fait aussi en sorte que le poupon s’habitue à une multitude de textures. « Plutôt que d’avoir plein de purées constamment, il va découvrir plein de textures différentes et, donc, peut-être qu’il va être moins difficile quand il va être enfant, parce qu’il va déjà avoir été exposé à ces textures-là. Sa bouche va être moins sensible. »

Bien entendu, les parents doivent accompagner étroitement leur enfant s’ils choisissent cette avenue alimentaire. Certains aliments sont à proscrire, comme les raisins entiers, les carottes coupées en rondelles, la mie de pain ou les rondelles de saucisses. « Tous les aliments qui sont ronds, collants, trop durs, on ne les donne pas », précise Bernard Lavallée.

Celui-ci suggère aux parents qui seraient intéressés d’instaurer cette pratique à la maison de consulter un nutritionniste spécialisé pour être certain que leur bébé ne manquera de rien en matière d’aliments et de nutriments.

Rappelons que Santé Canada recommande d’introduire les aliments solides (autres que le lait) vers 6 mois. Habituellement, ce sont les purées que choisissent les parents.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi

  • Bain libre

  • Tout un matin