Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 17 avril 2018

Mieux comprendre les commotions cérébrales grâce à l’infrarouge et le son produit par l’oreille

Publié le

Un cerveau affecté par une commotion cérébrale.
Les commotions cérébrales causent de sérieux dommages au cerveau.   Photo : iStock / Iaremenko

Des chercheurs de l'Ouest canadien ont récemment mis au point de nouvelles techniques de détection des commotions cérébrales qui pourraient aider les médecins à déterminer les traitements à suivre pour des patients victimes de ce traumatisme. La spectroscopie infrarouge et l'électrovestibulographie, qui consiste à enregistrer le son émis par les mouvements internes de l'oreille, sont prometteuses, dit Jean-Éric Ghia, chercheur et professeur en immunologie et en gastroentérologie à l'Université du Manitoba.

À l’heure actuelle, les outils employés par les médecins, comme le scanneur ou l’imagerie par résonnance magnétique, ne détectent que les blessures très importantes liées aux commotions cérébrales, fait remarquer Jean-Éric Ghia. Il est donc difficile de suivre la progression des lésions au cerveau et, surtout, la réponse aux traitements.

Généralement, les victimes d’une commotion cérébrale se rétablissent au bout de 1 à 3 mois, mais on estime que de 25 à 35 % d’entre eux ont encore des symptômes après 6 mois, et plus de 20 % ont toujours des symptômes après plusieurs années, comme des pertes d’équilibre, des nausées, des maux de tête et de pertes de coordination. Souvent, les médecins doivent se baser sur les symptômes ressentis par les patients pour diagnostiquer la gravité de la blessure et mesurer l’efficacité des traitements.

Utilisation de l'infrarouge
À l’Université de Calgary, le professeur de radiologie Jeff F. Dunn et son équipe ont récemment conçu un appareil composé d’un bonnet d’électrodes, relié à un ordinateur, qui utilise la lumière infrarouge pour mesurer le degré d’oxygénation dans le sang au niveau du cerveau.

Arrière d'une tête chapeauté d'une sorte de bonnet composé d'électrodes reliés à un ordinateur.
Les électrodes sur ce bonnet envoient de la lumière à la surface du cerveau pour mesurer l'oxygénation des différentes parties. Photo : Radio-Canada/Tiphanie Roquette

Dans le contexte d’une étude, les chercheurs ont découvert que plus il y a d’oxygène dans le sang du cerveau, plus ce dernier est actif. Au contraire, une faible oxygénation du sang montre que le cerveau est blessé.

Jeff F. Dunn et son équipe espèrent que les résultats de leur étude, publiés en mars dans le journal Neurotrauma, permettront d’établir un lien entre les symptômes d’une commotion cérébrale et les anormalités observées au cerveau. Cela permettrait aux médecins d’identifier les meilleurs traitements à privilégier pour soigner les victimes de commotion cérébrale.

L'électrovestibulographie
Pour sa part, la Dre Zahra Moussavi, du Département de génie biomédical de l’Université du Manitoba, a piloté une recherche dont les résultats ont été publiés récemment dans la revue Scientific Reports.

Elle et son équipe ont utilisé l’électrovestibulographie, qui consiste à enregistrer les sons produits par les mouvements à l’intérieur de l’oreille au niveau du vestibule, la partie centrale du labyrinthe osseux de l’oreille interne.

La Dre Moussavi a découvert que chez les victimes de commotion cérébrale, l’activité interne de l’oreille est bien différente de celle des personnes en bonne santé. Les chercheurs ont aussi pu mettre en évidence, chez les patients que l’on croyait guéris, une anomalie de l’activité de l’oreille, et cela même plus de 10 ans après la commotion cérébrale.

Chargement en cours