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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 10 avril 2018

Les paysages thérapeutiques, essentiels à l'humain

Publié le

Assise sur un sommet, une femme avec un sac à dos regarde une étendue d'eau.
Une randonneuse profite de la vue d’un sommet   Photo : Getty Images

« L'environnement a un bienfait sur notre bien-être », soutient Marie-Soleil Cloutier, qui revient de la conférence annuelle de l'Urban Affairs Association à Toronto, où elle a assisté à une conférence sur les paysages thérapeutiques. Les espaces de guérison, tels que la géographe de la santé les nomme, influencent positivement notre santé physique et mentale.

Les géographes ont développé la notion de paysages thérapeutiques au cours des années 1990, mais historiquement, ils se sont toujours intéressés aux liens entre la nature et la guérison. Les sanatoriums, surtout situés en montagne et où « on prescrivait aux malades de l’air pur », rappelle Marie-Soleil Cloutier, constituent un exemple de ces liens.

Pour les géographes, trois composantes complémentaires définissent les paysages thérapeutiques :

  • Les éléments physiques des lieux : des chercheurs anglais tentent de déterminer quelle architecture sert mieux les patients des hôpitaux psychiatriques. «  Par l’architecture, on pouvait littéralement apaiser certains patients et même réduire la prise de médicaments  », explique Marie-Soleil Cloutier, en citant des espaces plus ouverts dans ces lieux de confinement.
  • Les éléments sociaux des lieux : « Le soutien de la famille et des amis fait vraiment une différence en cas de maladie […], mais il faut des lieux qui appellent à la rencontre », tels que des espaces publics et des activités de groupe dans les établissements de santé, affirme la géographe.
  • Les éléments symboliques des lieux : premièrement, les géographes s’intéressent aux pèlerinages religieux, car ils favorisent « l’apaisement psychologique et émotionnel » à cause de leurs spécificités géographiques, raconte Marie-Soleil Cloutier, en citant le sanctuaire Sainte-Anne-de-Beaupré, situé près de Québec, et le chemin de Compostelle. Deuxièmement, les peuples autochtones inspirent les géographes. Des travaux effectués chez les Anishinabek, au nord de l’Ontario, démontrent leur vision holistique de la santé : l’aspect « physique, les émotions, [l’aspect] mental et la spiritualité doivent être en équilibre pour [que nous soyons] en santé. »
La basilique Sainte-Anne-de-Beaupré vue de l'extérieur, avec des tulipes rouges devant l'édifice.
La basilique Sainte-Anne-de-Beaupré Photo : Getty Images

Malgré leurs diverses vertus, les paysages thérapeutiques peuvent comporter des risques pour la santé. Par exemple, les plages en Nouvelle-Zélande sont très fréquentées et ce pays affiche le plus haut taux de cancer par mélanome au monde. Cet endroit symbolique pour notre santé peut être dommageable pour l’homme. « [La plage] peut apaiser certaines personnes après leur journée de stress au travail, mais elle comporte certains risques pour la santé aussi », affirme Marie-Soleil Cloutier.

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