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La grande présence des aliments ultratransformés dans nos épiceries

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

La grande présence des aliments ultratransformés dans nos épiceries

Audio fil du mercredi 28 mars 2018
Une sélection d'aliments ultra-transformés sur un fond blanc qui inclut de la pizza, du cola, des biscuits, des beignes et des saucisses enroulées dans de la pâte.

Des aliments ultra-transformés

Photo : iStock

Le nutritionniste Bernard Lavallée nous dit tout sur les aliments ultratransformés, « qui, souvent, contiennent beaucoup de sucre, beaucoup de gras, qui seront moins intéressants sur le plan nutritionnel, mais surtout qui auront de gros budgets marketing ». Aujourd'hui, cette catégorie de produits occupe un important espace sur les tablettes des épiceries.

En plus de la classification en quatre groupes du Guide alimentaire canadien, les aliments sont classés en quatre catégories, la classification Nova :

  • les aliments frais et peu transformés;
  • les ingrédients culinaires transformés (sel, sucre, beurre, etc.);
  • les aliments transformés : noix salées, fromage, poisson fumé, pain, etc.;
  • les aliments ultratransformés : gâteaux, biscuits, bonbons, soupes en conserve, etc.

L’industrie agroalimentaire maîtrise des méthodes exclusives qui transforment de manière importante les aliments, comme l’extrusion et l’hydrogénation, explique Bernard Lavallée. Le consommateur n’a pas accès à ces méthodes dans son foyer.

Le problème santé
Ces aliments influencent notre santé de manière importante. « En 1938, […] une calorie sur quatre du panier d’épicerie, provenait des aliments ultratransformés. En 2015, une calorie sur deux provenait de ces aliments », souligne le nutritionniste qui ajoute que les jeunes Québécois ingèrent 57 % de leurs calories d’aliments ultratransformés..

Plus un pays est urbanisé, plus on y mange des aliments ultratransformés. Plus le pays est riche, plus on en mange.

Bernard Lavallée, nutritionniste

Leurs valeurs nutritives
Les aliments ultratransformés contiennent plus de calories, plus de sucre libre, plus de sel, moins de fibres, moins de vitamines et moins de minéraux que les aliments frais.

Leur consommation fréquente détériore la qualité de l’alimentation, ce qui peut mener à des maladies cardiovasculaires, à l’obésité et au diabète, par exemple.

En somme, le nutritionniste conseille aux consommateurs de manger des aliments le plus frais possible.

N’avalez pas tout ce qu’on vous dit : superaliments, détox, calories et autres pièges alimentaires, Bernard Lavallée, Éditions La Presse, mars 2018.

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