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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 20 mars 2018

L’aquamation, un procédé écologique de crémation par l’eau

Publié le

Une machine à aquamation dont la porte est ouverte.
Une machine à aquamation   Photo : Radio-Canada

Historiquement, l'humain a surtout utilisé la mise en terre et la crémation pour disposer de ses morts. Cependant, l'aquamation, une technique réservée aux animaux depuis une centaine d'années, commence à faire des adeptes un peu partout dans le monde.

À la suite d’évaluations environnementales très strictes, le Québec a autorisé cette technique originaire d’Australie et qui est répandue dans 15 États américains.

Une méthode écologique
Lors de la crémation, le corps est brûlé à plus de 1200 °C, explique le chimiste Yannick Bergeron. Cette combustion produit des gaz à effet de serre et une importante dépense énergétique, puisqu’un four crématoire utilise l’énergie d’un aller-retour entre Montréal et Vancouver en voiture, ce qui représente un trajet de plus de 7700 km.

Un corps humain brûlé dégage 160 kg de CO2, alors que l’aquamation n’en produit que 1 kg. Cette technique est vraisemblablement plus écologique que la crémation.

Elle l’est également davantage que l’enterrement, puisque les thanatologues remplacent les liquides du corps par des formaldéhydes. En se décomposant, le corps libère des déchets qui traversent le cercueil, des métaux sont utilisés et tout cela peut atteindre la nappe phréatique.

Comment ça marche?
Dans le processus d’aquamation, la dépouille est placée dans un grand cylindre métallique clos avec deux parois, afin de récupérer tous les objets que pourrait porter le défunt (prothèses, implants, plombages, etc.).

On procède ensuite à l’hydrolyse alcaline en remplissant 300 litres de 95 % d’eau et de 5 % d’un mélange qui facilite la décomposition du corps.

C’est comme un bicarbonate de soude, mais à puissance 1 million.

Yannick Bergeron, chimiste

L’eau est ensuite chauffée à basse pression, mais sans atteindre l’ébullition, pendant 12 heures. Le liquide est versé dans le système de traitement des eaux. Le squelette demeure, mais les os deviennent plus mous, et 80 % de la masse osseuse est récupérée, au lieu de 100 % avec la crémation.

En dernière étape, les os sont réduits en poudre comme lors de la crémation.

En plus de mieux respecter l’environnement, l’aquamation entraîne moins de coûts que la crémation.

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