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Gilles Payer
Audio fil du mercredi 7 mars 2018

Non, le sirop d’érable n’est pas un superaliment ni un « meilleur sucre »

Publié le

Un bâtonnet de tire d'érable avec une bouche prête à lécher le tout.
Qui peut refuser de la bonne tire d'érable?   Photo : Lévy L. Marquis

L'industrie des produits de l'érable tente de positionner cet emblème québécois comme un produit « santé ». Il n'en fallait pas plus pour que le nutritionniste Bernard Lavallée démonte les prétendus bienfaits exploités par l'industrie qui essaie de nous vendre un aliment sain.

Depuis environ 10 ans, les antioxydants sont devenus les chouchous de l’industrie alimentaire. Ils sont perçus comme un avantage garanti pour la santé. C’est pour cette raison que l’industrie du sirop d’érable a financé ses premières recherches scientifiques.

Quand ils sont annoncés que le sirop contenait des antioxydants, je n’étais pas surpris. À peu près n’importe quel produit qui vient des plantes va en contenir.

Bernard Lavallée

Il devenait ensuite facile pour l’industrie de vendre le sirop comme un superaliment plein d’antioxydants, à consommer sans modération. Pour Bernard Lavallée, il y a une énorme différence entre la compréhension moléculaire en laboratoire et l’effet réel sur l’humain. Le nutritionniste rappelle que la science n’a pas encore réussi à prouver le pouvoir des antioxydants sur notre santé en général.

Oui, manger des fruits et légumes, c’est bon. Mais quand on isole les antioxydants sous forme de supplément par exemple, on ne trouve pas d’effets chez l’humain pour la prévention du cancer ou des maladies cardiovasculaires. Désolé de péter votre bulle.

Bernard Lavallée

Du sucre, c’est du sucre
Même s’il est naturel et peu transformé, le sirop d’érable est un sucre libre. Ce dernier est directement lié à l’obésité, au diabète de type 2 et à la carie dentaire, entre autres.

L’Organisation mondiale de la santé recommande de consommer moins de 50 g de sucre libre (soit 13 cuillères à thé), dans notre alimentation quotidienne. Pour Bernard Lavallée, même si le sirop d’érable contient plus de minéraux et d’antioxydants que le sucre blanc, il faut en limiter la consommation, comme toutes les sources de sucres libres.

Quatre petites bouteilles de sirop d'érable, de la plus claire à la plus foncée.
Une nouvelle réglementation pour uniformiser la classification et simplifier l’identification du sirop d’érable est entrée en vigueur. Photo : Radio-Canada

Mais peut-on s’en passer?
Bernard Lavallée ne part pas en guerre contre le sirop, il veut juste remettre les pendules à l’heure. Il évoque une seule bonne raison de consommer du sirop d’érable :

C’est un produit d’ici qui goûte vraiment meilleur que le sucre raffiné.

Bernard Lavallée

En conclusion, le spécialiste de la nutrition pense qu’on ne devrait pas vendre les produits de l’érable comme un aliment santé.

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