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Patrick Masbourian
Audio fil du mercredi 21 février 2018

Éloge du REER pour avoir plus d’argent à la retraite

Publié le

Un jeune couple mixte est assis par terre et sourit. Il est entouré de boîtes de déménagement car il arrive dans une nouvelle maison.
L'achat d'une nouvelle maison est tout un investissement pour un jeune couple.   Photo : iStock

Dans un monde idéal, il serait judicieux d'investir le maximum prévu annuellement dans un REER et dans un CELI, et même d'effectuer un remboursement hypothécaire anticipé. Rares sont les ménages qui peuvent se permettre ces trois actions. Sylvain B. Tremblay, planificateur financier, explique comment le REER demeure la meilleure option.

Afin de bien comprendre les effets financiers des différents investissements, Sylvain B. Tremblay a établi deux hypothèses.

Voici notre couple modèle :

• Le jeune couple de trentenaires dispose d’un revenu annuel de 88 000 $.
• Il vient d’acheter une maison de 400 000 $ (avec un paiement comptant de 80 000 $).
• Son hypothèque est de 320 000 $ sur 25 ans à 3 % d’intérêt.
• Donc, il doit rembourser 18 173 $ par an.

Après avoir payé toutes les factures, il dispose d’un surplus annuel de 5500 $.

Que faire avec cet argent? Qu’est-ce qui est le plus avantageux à long terme?

Hypothèse 1 : Rembourser son hypothèque plus vite
Le couple décide de mettre tout cet argent dans le remboursement anticipé de son hypothèque. Cela veut dire que pour quelques années, il ne placera aucun argent dans un REER ou un CELI. Ainsi, la période d’amortissement de l’hypothèque va passer de 25 à 18 ans.

Donc à la 19e année (les amoureux ont maintenant 49 ans), il disposera d’un surplus annuel de 23 673 $. Ce montant est l’addition des 5500 $ avec le montant annuel de l’hypothèque de 18 173 $, qu’il n’aura plus à payer.

S’il place tout dans un CELI à un taux de rendement fictif de 5 % : c’est 202 380 $ cumulés à 55 ans.

S’il choisit plutôt le REER : c’est 404 344 $. Comme il y a un remboursement d’impôt annuel avec ce type de placement, on capitalise le double.

Sur une feuille de papier, le mot profit est au-dessus de graphique dessiné à la main. Il y a un crayon, une règle et une calculatrice en avant-plan.
Il est possible de faire des profits intéressants avec des placements financiers. Photo : iStock

Hypothèse 2 : Investir dans le REER ou le CELI, et ne pas amortir son hypothèque
Finalement, le duo d’amoureux décide de payer son hypothèque sur la période de 25 ans prévue. Donc de 30 à 55 ans, il met le surplus annuel de 5500 $ en placement.

Sur 25 ans d’investissement, le CELI lui rapporte 282 055 $ (toujours avec un taux de rendement fictif de 5 %).

Quant au REER, il lui fournit la coquette somme de 564 110 $ à 55 ans. Et la maison est payée!

Le REER sans hésitation
La morale de l’histoire selon le planificateur financier Sylvain B. Tremblay? La capitalisation sur une longue période est toujours plus avantageuse. Si on doit choisir, on investit dans le REER et on n’essaie pas de payer son hypothèque plus vite.

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