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Patrick Masbourian
Audio fil du jeudi 18 janvier 2018

La douance chez l’enfant, un diagnostic pas toujours réjouissant

Publié le

Les enfants surdoués peuvent trouver ennuyantes les tâches à accomplir en classe.
Les enfants surdoués peuvent trouver ennuyantes les tâches à accomplir en classe.   Photo : iStock

« Ce n'est pas seulement une bonne nouvelle de recevoir un diagnostic de douance pour un enfant », dit la psychologue Édith St-Jean. S'il est vrai que les enfants ayant une intelligence au-dessus de la moyenne ont, en général, beaucoup plus de facilité que les autres en matière d'apprentissage, le manque de soutien et d'encadrement à leur égard au Québec fait en sorte qu'ils peuvent s'ennuyer terriblement en classe.

La douance à l'enfance est une réalité encore ignorée au Québec. Les enfants surdoués vivent bien souvent de nombreux défis associés à leur condition, fait remarquer Édith St-Jean. Le cadeau de la douance peut vite se transformer en cauchemar, dit-elle.

Ce qu’on observe pour ces enfants-là, c’est une perte de motivation pour l’école. Le décrochage serait deux fois plus élevé chez les enfants doués que dans la population en général.

Édith St-Jean, psychologue

S’ils se distinguent des autres par une meilleure capacité de raisonnement, une meilleure compréhension des idées complexes, une grande créativité et une grande sensibilité, les enfants surdoués ont aussi tendance à être impatients en ce qui a trait aux tâches qu’ils considèrent comme faciles. Voilà pourquoi ils ont tendance à s’isoler, car ils se sentent différents des autres.

Souvent, les enfants atteints de douance s’intéressent à des enfants plus vieux et ils ont aussi des intérêts différents des autres.

Édith St-Jean suggère aux parents qui ont un enfant surdoué ou qui ont des raisons de croire que leur progéniture est atteinte de douance de discuter avec son professeur sur la possibilité d’instaurer des projets autodidactes pour leur enfant afin de le stimuler et de favoriser son autonomie.

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