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Cesser de conduire, un deuil chez les aînés qu’il faut préparer

Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

Cesser de conduire, un deuil chez les aînés qu’il faut préparer

Audio fil du mardi 24 octobre 2017
Un aîné conduisant sur une route de campagne.

Un aîné conduisant sur une route de campagne.

Photo : iStock

« La conduite automobile, rappelons-le, c'est un privilège, pas un droit. [...] On va tous devoir un jour rendre nos clés. Aussi bien le faire volontairement », dit la Dre Chantal Arsenault. Selon elle, les aînés devraient commencer à penser au jour où ils n'auront plus les aptitudes pour conduire leur véhicule afin de faciliter leur deuil de la conduite automobile. « Le problème, c'est que les gens ne se préparent pas à l'éventualité inévitable de cesser de conduire. »

On se prépare à la retraite du travail, mais pas à la retraite de la conduite automobile. C'est préférable à se faire retirer notre permis.

Chantal Arsenault, médecin

Si les médecins n’ont pas le pouvoir d’attribuer ou de retirer le permis de conduire à l'un de leurs patients, ils ont en revanche l’obligation d’informer le Bureau des véhicules automobiles, en l’occurrence la Société de l’assurance automobile du Québec pour la Belle Province, lorsqu’ils constatent qu’un conducteur met sa sécurité et celle des autres usagers de la route en danger en raison d'un problème de santé.

« Cette obligation, c’est important : ça l’emporte sur l’obligation du médecin d’assurer la confidentialité. […] Mais par la suite, c’est le Bureau des véhicules automobiles, et non le médecin, qui prend la décision finale quant à l’admissibilité de pouvoir avoir un permis de conduire ou non », explique Chantal Arsenault.

Conducteurs récalcitrants
Si de nombreux conducteurs renoncent volontairement à la conduite automobile, d’autres sont beaucoup plus réfractaires à l’idée de ne plus jamais conduire de leur vie.

Chantal Arsenault indique que 28 % des personnes atteintes de démence continuent de conduire même après avoir échoué un test et avoir reçu un avis en ce sens par la poste, selon des données de l’Association médicale canadienne.

Dans ce genre de cas, la famille demeure un allié important pour les médecins lorsque vient le temps d’informer un patient qu’il n’est plus apte à conduire, surtout lorsque la renonciation n’est pas du tout envisageable pour lui.

Il faut vraiment que la famille soit complice avec nous. Souvent, il faut que la famille prenne les clés et rende le véhicule non fonctionnel.

Chantal Arsenault, médecin
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