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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 2 octobre 2017

Cancer du sein : ne pas choisir la reconstruction mammaire

Publié le

Au Québec, seulement 7 % des femmes ayant subi une mastectomie optent pour la reconstruction mammaire. Aux États-Unis et en Europe, cette proportion atteint environ 45 %.
Au Québec, seulement 7 % des femmes ayant subi une mastectomie optent pour la reconstruction mammaire. Aux États-Unis et en Europe, cette proportion atteint environ 45 %.   Photo : iStock

La sexologue Geneviève Labelle déplore la pression dont sont victimes certaines femmes ayant subi une mastectomie et qui choisissent de ne pas avoir recours à la reconstruction mammaire après un cancer du sein. Dans certains cas qui lui ont été rapportés, des femmes se faisaient fortement recommander d'opter pour la chirurgie par des agents de la santé.

Geneviève Labelle concède qu’il est bien que les femmes soient mises au courant de la possibilité d'avoir recours à la reconstruction mammaire. « Qu’on informe les femmes, c’est une excellente chose », dit-elle. C’est dans la façon dont on leur en parle où le bât blesse.

Elle dit avoir été mise au courant d’une situation où une patiente, pendant son rendez-vous de suivi, s’était fait dire qu’elle devait « prendre comme un cadeau » l’option de la reconstruction de ses seins.

Aussi, la sexologue dit avoir déjà entendu la phrase suivante sortir de la bouche d’une collègue : « Attention, il est impossible pour les femmes de retrouver leur féminité si elles ne se font pas refaire les seins. »

« C’est épouvantable de dire quelque chose comme ça. […] C’est comme si ça perpétuait le mythe qu’il y a de beaux corps et de moins beaux corps, et que les beaux corps ont deux seins, idéalement deux gros. »

Ce qui m’agace, c’est que ça peut être très heurtant pour les femmes qui ne souhaitent pas la reconstruction. […] Il y a des femmes qui ont choisi d’apprendre à vivre avec un ou deux seins en moins. C’est un choix profond qu’elles ont fait.

Geneviève Labelle, sexologue

« C’est comme si on considérait que pour être une femme, ça prenait des seins. […] La féminité n’est pas uniquement liée aux seins », tranche Geneviève Labelle.

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