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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 29 août 2017

L’orthorexie : quand manger santé devient une véritable obsession

Publié le

Manger trop sain n'est pas sain, dit le nutritionniste Bernard Lavallée.
Manger trop sain n'est pas sain, dit le nutritionniste Bernard Lavallée.   Photo : iStock

« Quelqu'un qui est atteint d'orthorexie peut croire que certains aliments sont si dommageables pour la santé qu'en manger ne serait-ce qu'une fois peut être carrément dangereux », souligne le nutritionniste Bernard Lavallée à propos des gens orthorexiques. Ceux qui souffrent de ce trouble poussent à l'extrême leur désir d'une saine alimentation et développent une obsession pour les aliments « sains et purs », ce qui mène à de nombreuses restrictions alimentaires.

« Par exemple, on sait que les fruits et légumes perdent légèrement des nutriments dès le moment où ils sont cueillis. Quelqu’un d’orthorexique pourrait, par exemple, refuser de manger des aliments qui ont été cueillis depuis plus de quelques heures parce qu’ils ne sont plus suffisamment nutritifs pour "valoir la peine" d’être consommés », explique Bernard Lavallée.

Chez les personnes souffrant d'orthorexie, le fait de jeûner peut être mieux perçu que d'avaler des aliments « impurs ». Par exemple, des consommateurs vont éviter de manger des fruits et légumes qui ne sont pas biologiques « de peur de s’empoisonner ».

Contrairement aux personnes anorexiques, celles qui souffrent d’orthorexie restreignent les aliments qu’elles consomment en se basant sur la qualité de ceux-ci, et non pas sur la quantité.

Il n’y a évidemment rien de mal à vouloir prendre sa santé en main et à se tourner vers des aliments nutritifs. Par contre, quand cette sphère de notre vie prend trop de place, cela peut être un signe que quelque chose ne va pas.

Bernard Lavallée, nutritionniste

Un problème difficile à diagnostiquer
L’orthorexie n’est toujours pas considérée comme un trouble alimentaire à part entière dans la plus récente édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association américaine de psychiatrie. Jusqu'à présent, aucun critère de diagnostic officiel n'a été établi. Pour cette raison, il est encore difficile de déterminer quel pourcentage de la population est réellement atteint d’orthorexie.

Certains spécialistes croient qu’il s’agit d’un trouble chevauchant le trouble alimentaire et le trouble obsessionnel compulsif. Et bien souvent, l’orthorexie ne vient pas seule. Elle peut être accompagnée d’anxiété, de trouble panique ou encore de problème de toxicomanie.

Quoi faire si un de nos proches souffre d’orthorexique :

- En parler avec la personne, selon son propre niveau d’aisance;
- Faire appel à certaines ressources en ligne comme le site web d'Anorexie et boulimie Québec;
- Demander l'aide d'un psychologue ou d'un nutritionniste.

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