Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Isabelle Craig
Audio fil du lundi 28 août 2017

Aidants naturels : l’importance de s'accorder une pause ou un répit

Publié le

Les aidants naturels ont droit à un repos, dit la travailleuse sociale Karine Joly.
Les aidants naturels ont droit à un repos, dit la travailleuse sociale Karine Joly.   Photo : iStock

« Les aidants naturels ont parfois de la difficulté à bien intégrer et à accepter l'importance du répit. Parce qu'on s'occupe d'un être cher, on développe la pensée qu'il faut tout faire [...], mais il est important de prendre un temps d'arrêt, de se ressourcer », souligne la travailleuse sociale Karine Joly à propos de ceux qui fournissent des soins à un ou plusieurs bénéficiaires en raison d'un problème de santé de longue durée.

Souvent, la proximité avec la personne aidée fait en sorte que le proche aidant ne reconnaît plus ses propres limites, remarque Karine Joly. Or, pour les aidants naturels, le répit est essentiel pour maintenir une présence à moyen et long terme auprès de la personne malade.

Si l’aidant s’épuise, personne n’est gagnant.

Karine Joly, travailleuse sociale
« Si l'aidant naturel ne prend pas soin de lui, son quotidien peut devenir lourd. Un sentiment de stress et d’anxiété peut aussi l'envahir », dit Karine Joly, travailleuse sociale.
« Si l'aidant naturel ne prend pas soin de lui, son quotidien peut devenir lourd. Un sentiment de stress et d’anxiété peut aussi l'envahir », dit Karine Joly, travailleuse sociale. Photo : Radio-Canada/Pascal Michaud

Selon Karine Joly, l’aidant naturel doit :

- Accepter que d’autres personnes ou ressources s’impliquent auprès de la personne malade;
- Planifier des moments de répit (comme des demi-journées ou des fins de semaine);
- Prioriser certaines tâches et en déléguer d’autres;
- Prévoir des moments pour la lecture, la marche de santé et les sorties;
- Dormir lorsque la personne malade dort (par exemple, faire une sieste)
- Faire appel aux ressources communautaires;
- Participer à des groupes d’entraide, ce qui favorise l’échange et brise l’isolement.

De plus en plus d’aidants naturels au pays
Une enquête de Statistique Canada datant de 2012 a révélé que près de la moitié des Canadiens âgés de 15 ans et plus, soit 13 millions de personnes, ont fourni au cours de leur vie une forme quelconque de soins à un membre de la famille ou à un ami ayant un problème de santé de longue durée, une incapacité ou des problèmes liés au vieillissement. Le nombre d’aidants naturels devrait d'ailleurs augmenter au cours des prochaines années en raison du vieillissement de la population.

Voici une liste de quelques ressources pour les aidants naturels :

« Trouver un CLSC », publié sur le site web de Santé Québec
Le site web de la Fédération québécoise des sociétés Alzheimer
Le site web de l’organisme Baluchon Alzheimer
Le site web du Regroupement des popotes roulantes du Québec
Crédit d’impôt pour répit à un aidant naturel, publié sur le site web de Services Québec
Le site web de l’Appui pour les proches aidants d’aînés
Le site web de la Coalition canadienne des aidantes et aidants naturels

Chargement en cours