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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 24 juillet 2017

Trop de bâtons dans les roues des camions de cuisine de rue

Publié le

Selon Gildas Meneu, l'industrie des camions de cuisine de rue demeure jeune au Québec, et sa réglementation risque d'évoluer.
Selon Gildas Meneu, l'industrie des camions de cuisine de rue demeure jeune au Québec, et sa réglementation risque d'évoluer.   Photo : Radio-Canada / Alexis Gacon

Gildas Meneu, journaliste à l'émission L'épicerie et critique gastronomique, revient sur les réticences éprouvées par les restaurants traditionnels lors de l'arrivée des camions de cuisine de rue à Montréal en 2013. Selon lui, la réglementation demeure exigeante pour ceux qui se lancent dans l'aventure.

Un contrôle serré des camions
Montréal a octroyé une trentaine de permis de camions de cuisine de rue. « On est des petits joueurs », explique Gildas Meneu, qui compare ce nombre aux 4200 camions new-yorkais, ou aux 500 qui sillonnent Portland, en Oregon.

À Montréal, une sélection rigoureuse a lieu. De nombreux critères ont été établis afin d'éviter la multiplication des camions de grandes chaînes de restauration rapide. Le comité mise notamment sur la créativité, la présence d’un produit vedette, la provenance locale des aliments, la gestion écoresponsable et l’apparence du véhicule. Ces exigences ont été définies par Gaëlle Cerf, propriétaire du camion de cuisine de rue Grumman '78 et présidente de l’Association des restaurateurs de rue du Québec.

La cuisine de rue a pris place aussi à Québec depuis la mi-juin.
La cuisine de rue a pris place aussi à Québec depuis la mi-juin. Photo : Radio-Canada/Maxime Corneau

Trop de contraintes en ville
« Dès le début, les restaurateurs ont dit : d’accord pour les camions [de cuisine de rue], mais pas à côté des restaurants. Donc à Montréal, chaque arrondissement décide des différents emplacements en essayant de contenter tout le monde », explique Gildas Meneu. À Québec, un projet pilote de cuisine de rue a lieu depuis le mois de juin et rencontre quelques difficultés.

Le Bureau de la concurrence du Canada vient de sortir un rapport plutôt défavorable envers la façon dont les villes gèrent la cuisine de rue. Selon celui-ci, des restrictions trop nombreuses nuisent à la concurrence. Il est vrai qu’à Montréal, les camions-restaurants sont encore interdits dans 13 des 19 arrondissements, tandis qu’à Vancouver, ils sont exclus du centre-ville et doivent être à au moins 100 m des restaurants qui vendent le même genre de nourriture. Le rapport conclut que la restauration de rue ne constitue pas une concurrence déloyale pour les restaurants traditionnels.

Selon Gaëlle Cerf, présidente de l’Association des restaurateurs de rue du Québec, les propriétaires de camions de cuisine de rue demandent avant tout que le secteur soit libéralisé en passant par une réglementation plus souple. « Les meilleurs vont rester et les autres vont fermer. Comme dans la restauration traditionnelle », prédit Gildas Meneu.

En complément :
Le site de l'Association des restaurateurs de rue du Québec
Le site de Bestfoodtruck
Cuisine de rue - Site officiel de la Ville de Montréal


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