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Patrick Masbourian
Audio fil du mardi 18 juillet 2017

La dysmorphophobie : quand une partie du corps est une obsession

Publié le

Une femme se trouve un défaut en se regardant dans le miroir.
Une femme se trouve un défaut en se regardant dans le miroir.   Photo : iStock

Peu connue du public, la dysmorphophobie, ou l'obsession d'une dysmorphie corporelle, fait pourtant souffrir beaucoup d'hommes et de femmes, dit le docteur et psychologue Marc-André Bernard. Ceux et celles aux prises avec ce trouble affichent une préoccupation démesurée pour une partie de leur corps. « C'est sur un défaut qui est soit imaginaire [...] ou un défaut très léger, mais que la personne voit comme monstrueux. »

Proche du trouble obsessionnel compulsif, la dysmorphophobie ne doit pas être confondue avec l’anorexie, note Marc-André Bernard. « L’anorexie, c’est un problème avec le poids et des idées autour de la minceur, alors que la dysmorphophobie ou l’obsession d'une dysmorphie corporelle […], ç’a très rarement rapport avec le poids », dit-il.

De nombreux facteurs génétiques et environnementaux contribueraient au développement de ce trouble. Ceux et celles ayant souffert d’intimidation ou ayant grandi dans un environnement où l’apparence était valorisée et importante seraient plus susceptibles de souffrir de l’obsession d'une dysmorphie corporelle, selon le Dr Marc-André Bernard.

Le cadre socioculturel peut également jouer un rôle dans le développement de la dysmorphophobie, ajoute le spécialiste.

Un trouble qui se soigne
Fort heureusement, ce trouble de l’image de soi peut se guérir. « Le travail qu’on va faire avec ces personnes-là, c’est d’élargir leur vision pour avoir une vue plus holistique de leur vie en général […], mais aussi de leur physique en général », explique Marc-André Bernard.

La préoccupation excessive pour une partie du corps est souvent accompagnée de comportements répétitifs, par exemple le fait de se regarder dans le miroir de nombreuses fois par jour. Ce sont ces comportements sur lesquels il faut travailler, dit le psychologue.

« Plus on va réduire le comportement répétitif ou compulsif, moins on va donner d’importance à l’idée de base qui est obsessionnelle et plus on va réduire la force du trouble », indique-t-il.

Marc-André Bernard tient également à souligner que le recours à la chirurgie ne règle absolument rien pour ceux et celles qui souffrent de dysmorphophobie.

Comme le défaut est nécessairement imaginaire ou très léger, la chirurgie ou les traitements dermatologiques n’apporteront pas la satisfaction voulue. […] Si mon défaut est imaginaire, je vais continuer de le voir, malgré le traitement.

Marc-André Bernard, psychologue

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