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Les éclaireurs

Avec Patrick Masbourian

Quand le stress et la pression viennent à bout du travailleur

Audio fil du lundi 13 mars 2017
Une femme médecin est accroupie dans le corridor d'un hôpital.

La moitié des médecins en résidence souffrent d'épuisement professionnel à un moment ou à un autre.

Photo : Getty Images / Darrin Klimek

L'épuisement professionnel se manifeste principalement de trois façons, explique le psychologue Nicolas Chevrier : une fatigue aux diverses formes, un cynisme face à l'employeur ou au travail et une baisse du sentiment d'accomplissement personnel. Une dépression peut aussi apparaître comme problème secondaire « après que le syndrome se soit généralisé à toutes les sphères de la vie ».

Même si les causes de l’épuisement professionnel sont multiples et peuvent être liées à d’autres facettes de la vie – conciliation travail-famille, problèmes financiers, etc. –, on peut synthétiser en disant que la maladie résulte de l’« incapacité du travailleur à s’adapter au niveau de stress vécu au travail ». Ceci ne veut pas dire que la faute lui revient nécessairement; l’employeur, s’il établit des objectifs ou des attentes trop élevées, par exemple, peut aussi avoir sa part de responsabilité.

Tout le monde est à risque. En fait, des études récentes montrent que les relations harmonieuses avec le travail et l’épuisement professionnel sont les deux extrémités d’un spectre de possibilités. « Tous se placent quelque part entre ces deux éléments », observe le psychologue.

Les trois signes de l’épuisement
Pour reconnaître ce syndrome psychologique, Nicolas Chevrier précise comment il se manifeste.

L’épuisement. La fatigue peut être physique, émotionnelle (réactions trop fortes ou trop détachées aux événements de la vie quotidienne) ou cognitive (difficultés de concentration et d’attention).
Le cynisme. « On ressent une forme de distanciation par rapport à l’organisation, à ses collègues, à nos tâches, etc. », résume le chroniqueur.
La baisse du sentiment d’accomplissement personnel.

L’important est « d’accepter l’épuisement, de reconnaître ses signes pour pouvoir changer les choses rapidement ». Le désamorçage rapide de la situation pourrait même éviter une absence du travail.

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